lundi 19 juin 2023

Escapade en Sardaigne, Cagliari

Avant de partir pour Gagliari, je me suis promenée sur la plage tôt le matin (un délice) et sur la corniche proche qui me rappelait la Bretagne et ses caps. En passant devant des maisons modestes de vacances toutes fermées, j'ai observé des fouilles récentes sans barrière et ouvertes à tout promeneur. Il s'agissait certainement de tombes creusées dans la roche car le site archéologique de Tharros se situe à un à deux kilomètres de la plage. Aucun panneau ne signalait cette découverte surprenante et mystérieuse. J'ai quitté ce coin de Sardaigne avec nostalgie, un sentiment bien compréhensible devant tous ces paysages si idylliques. La traversée du pays d'Oristano à Cagliari se fait sans problème même si le système routier ne comporte pas d'autoroutes, si banales en France. J'ai loué une chambre vue mer dans la baie de Calamosca, à quelques kilomètres du centre ville. Je voulais profiter de la mer jusqu'au dernier moment, m'imprégner de l'horizon marin, de cette surface bleue si apaisante. Pour visiter la capitale sarde, il vaut mieux déposer sa voiture dans un parking et prendre un ascenseur vertigineux qui nous happe et nous dépose dans le cœur de la ville, le Castello. Cette ville de 160 000 habitants ne se livre pas d'emblée comme dans les cités du Nord de l'Italie. La ville fut créée par les Phéniciens mille ans av. J.-C. pour y faire du commerce. Leur petit port se nommait Karalis, qui signifiait cité de pierre. Les Carthaginois et les Romains ont succédé aux Phéniciens et il reste un bel amphithéâtre romain, très visible de la rue. Détruite à 80 % par les bombardements alliés en 1943, Cagliari offre aujourd'hui des longues avenues commerçantes situées près du port. Les venelles labyrinthiques du centre ancien montrent une vie quotidienne au parfum du linge exposé à la vue de tous. Le quartier de la citadelle présente un intérêt certain car il concentre des monuments impressionnants comme le Bastion de San Remy, la Piazza Palazzo et surtout le Duomo Santa Maria. Cette cathédrale fut une église pisane au XIe et XIIe siècle et possède une crypte tout en marbre qui abrite de riches tombeaux des princes de la Maison de Savoie ! Au Nord du Castello, se trouve la Citadelle des musées qui regroupe le musée archéologique, la Pinacothèque nationale, un musée ethnographique, un musée d'art asiatique, etc. La belle cité aux multiples origines historiques se dévoilait peu à peu au fil des heures de ma visite.

vendredi 16 juin 2023

Escapade en Sardaigne, Oristano et Tharros

Le mardi, direction Oristano, une ville moyenne de 32 000 habitants pour visiter en priorité le musée Antiquarium Arborense, installé dans un vieux palais du XVIIe. Un avocat de la ville, Efisio Pischedda, (1850-1930)  a eu la très bonne idée de réunir plus de 10 000 pièces antiques du site de Tharros, proche de la ville. Il a fait don de son héritage et ce musée présente une grande collection d'objets funéraires de la civilisation phénicienne : bijoux, amulettes, sceaux, flacons, poteries. J'ai aussi remarqué des masques grimaçants qui avaient l'objectif d'effrayer les démons. Une salle de retables du Moyen Age complète les collections. Ce musée très pédagogique propose aussi une salle pour les mal-voyants qui peuvent manipuler des fac-similés d'objets anciens. Mais la perle de ma journée se nomme Tharros, une cité antique phénicienne, sur la presqu'île de Sinis au Cap San Marco. J'avais trouvé une maisonnette près de la plage de Cabras au plus près du site archéologique. Quelle découverte, ce port phénicien fondé sur une ancienne implantation nuragique ! Dès que j'ai pénétré sur le site très peu fréquenté en cette période de juin, je vivais en 730 av. J.-C. : ce comptoir commercial durera plus de mille ans et sera détruit par les Vandales et par les pirates. Comme pour Nora, le charme de ces ruines tient à l'environnement de la mer de tous côtés. Bâti en pente douce, le site présente des traces au sol avec quelques murailles de thermes, de temples et de maisons de commerce. Seules, deux colonnes corinthiennes dominent l'esplanade centrale et je voyais des voiliers au loin traverser ce panorama magique. Une voie principale (cardo massimo) en blocs de basalte semble être construite par des géants ! Quelques vestiges d'habitat nuragique se remarquent aussi en amont de Tharros. En fin de journée, j'ai visité le musée archéologique de Cabras où j'ai surtout observé les fameux géants du Monte Prama, mis à jour à Sinis en 1974. Il s'agit de statues massives en pierre de l'époque nuragique avec des visages terribles dignes d'extraterrestres peu sympathiques ! J'ai retrouvé dans ce petit musée les objets et statuettes votives trouvés à Tharros. J'ai terminé ma journée par une baignade bienfaisante et revigorante après toutes ces découvertes archéologiques vraiment étonnantes. 

jeudi 15 juin 2023

Escapade en Sardaigne, Fluminimaggiore et Portu Maga

 Quand je note dans le titre de mon billet ces noms de village, j'éprouve le sentiment d'une exploratrice digne du XIXe siècle ! J'exagère un peu mais visiter la Sardaigne ne ressemble pas à une traversée de l'Italie continentale quand surgissent les noms connus de Milan, Florence, Rome, etc. Le lundi, je me suis arrêtée près de Fluminimaggiore pour découvrir le temple d'Antas, un joli petit temple dans un décor quasi grec, achevé au Ier siècle av. J.-C. et reconstitué pour le sauvegarder. Des Phéniciens aux Carthaginois en passant par les Romains, ils vouaient tous un culte à des dieux protecteurs. Près du temple, j'ai pris un chemin montagneux pour saluer un chêne multiséculaire impressionnant de vitalité. Décidément, la Sardaigne cultive l'art du temps. Dans le même lieu, j'ai remarqué une dizaine d'habitations nuragiques dont il ne reste que les soubassements. La civilisation nuragique (que je ne connaissais pas) m'intrigue beaucoup et au fil du séjour, je rencontrerai dans les sites archéologiques et les musées la trace de ce premier peuple de l'île sans écriture. Sur le guide du Routard, un vaste panorama de dunes, les Piscinas,  méritait le détour. Nous avons pris une route très peu fréquentée qui s'est vite transformée en chemin de terre et s'est avérée impraticable ! Il aurait mieux valu que je prenne un vrai cheval pour atteindre ces dunes mythiques. Cette partie de la Costa verde reste dans une nature sauvage qui ferait le bonheur de tous les Robinson écologiques du monde ! Comme notre petite Fiat Panda subissait des chocs dues aux crevasses, nous avons rebroussé chemin. Direction notre hôtel, le Corsaro Nero, dans un paysage de rêve. J'ai senti à ce moment-là que je ne possédais pas une âme d'aventurière ! Ce n'est pas à mon âge que je vais me lancer dans des explorations incertaines ! J'ai pris ma revanche en fin de journée en me baignant dans les eaux cristallines de Portu Maga. J'ai assisté à un magnifique coucher de soleil sur la plage déserte. Ce coin de Sardaigne, paisible et naturel, assez isolé et peu fréquenté par les touristes garde un charme certain loin du vacarme du monde. Une bulle de sérénité et de bien être... 

mercredi 14 juin 2023

Escapade en Sardaigne, Carbonia et San Pietro

Le dimanche, je suis partie à Carbonia, une ville de tradition minière, fondée par Mussolini en 1938. La ville ne présente aucun intérêt particulier sauf pour deux musées. Le premier, le musée archéologique dans la villa Sulcis, présente la période préhistorique avec une maquette de nuraghe, puis la période romaine symbolisée par des statuettes en terre cuite, des lampes à huile, des ustensiles de cuisine. Le musée contient aussi les vestiges du parc archéologique du Monte Sirai avec des urnes funéraires, des vases, des bijoux et autres objets. Le deuxième musée, le Museo del Paleoambianti sulcitani E. A. Martel, m'a vraiment impressionnée car je me suis retrouvée en face d'un gigantesque squelette de dinosaure, un tyrex ! C'est la première fois que j'en voyais un et ce spectacle visuel m'a beaucoup amusée. Heureusement que les humains ne cohabitaient avec ces animaux redoutables ! Dans ce musée scientifique, j'ai admiré une très belle collection de fossiles de la région du Primaire au Quaternaire avec toutes sortes de plantes et d'animaux captés dans la roche pour l'éternité. Ces fossiles se transformaient dans ma tête en véritables œuvres d'art de la nature. La pluie malheureusement s'est mise à tomber quand j'arpentais la nécropole phénicienne du monte Sirai, Et quand la météo se dégrade, les visites extérieures perdent beaucoup de leur intérêt. Dans mon séjour, je n'ai connu cet épisode pluvieux qu'une fois ! Dans l'après-midi, le soleil est revenu et j'ai pris un ferry de Calasetta pour l'île San Pietro. Sa capitale, Carloforte, fêtait le thon, source économique de la région. Car l'île est réputé par sa méthode contestée de pêche, la "mattanza" où les pêcheurs professionnels emprisonnent les thons dans des filets et les achèvent avec des harpons. Aujourd'hui, cette "mattanza" est réglementée pour préserver les ressources naturelles. La balade dans la vieille ville s'est révélée bien agréable dans une ambiance festive bon enfant. En revenant sur Calasetta, j'ai visité un petit musée d'art contemporain mais vraiment, je ressemble à ce dinosaure croisé à Carbonia qui, se figeant devant une œuvre contemporaine, se mettrait à courir pour échapper à cette réalité incompréhensible.  Comment terminer une soirée en Italie ? Devant un spritz, évidemment en songeant à cette terre de contrastes entre ciel et mer !  

mardi 13 juin 2023

Escapade en Sardaigne, Sant'Antioco

 Ma deuxième étape se nommait Sant'Antioco, une bourgade qui porte le nom d'Antiochus, le fondateur martyr de la communauté chrétienne de Sardaigne. Il suffit de franchir un pont pour se retrouver sur les terres de la presqu'île. Dès que je me suis rapprochée de mon but, j'ai aperçu des flamants roses dans les marais salants entourant la presqu'île. Des flamants roses ! C'était un enchantement de voir ces volatiles si grâcieux ayant adopté la Sardaigne comme refuge. Leur alimentation, basée sur l'ingérence de crevettes roses, leur donne cette couleur si lumineuse. Lors de mon parcours en bord de marais salants, j'ai guetté avec l'âme retrouvée d'une petite fille curieuse, la présence des flamants roses, symboles de renouveau selon une légende. Sant'Antioco possède une atmosphère maritime avec ses barques bleues et ses bateaux de pêche, ses rues en pente. Connue sous le nom de Sulky, les Romains en ont fait la ville la plus prospère de la Sardaigne. Dès le matin, j'ai visité une catacombe avec une guide italienne et je comprenais son exposé ! Cela fait deux ans que j'apprends en solo cette si belle langue. Obligation de porter un casque pour pénétrer dans ces cavités creusées dans la roche. Une fresque surprenante m'attendait au détour d'un couloir très étroit et sur ce mur, le regard saisissant d'une femme, disparue il y a des siècles, m'a rappelé l'art du Fayoum qui présentait des portraits funéraires au niveau du visage de la momie égyptienne. Je me sentais toutefois oppressée dans ce souterrain et j'étais étonnée de cette prestation assez unique à Sant'Antioco. Les rites funéraires m'ont toujours intéressée car les anthropologues considèrent qu'ils sont un des fondements du passage à la civilisation. Pour compléter ma connaissance de la région, j'ai parcouru avec beaucoup d'intérêt le musée archéologique présentant des vestiges phéniciens, puniques et romains : bijoux, poteries, outils, statuettes votives, jouets, céramiques et mosaïques. J'ai surtout appris qu'il existait des stèles sculptées et dédiées aux enfants morts nommés Tophet, des sanctuaires particulièrement émouvants. A quelques kilomètres de la petite cité marine, j'ai loué une chambre dans un hôtel à Calasetta et à mon grand étonnement, le bâtiment était désert comme la plage ! Une impression d'un lieu improbable et irréel. Pourtant, les employés assez nombreux vaquaient à leurs occupations alors que la clientèle occupait dix chambres sur une centaine ! Peut-être que la saison estivale d'un coup de baguette magique remplit leur hôtel ! Cela ne doit pas être facile de trouver du travail dans ces lieux un peu abandonnés. Dès ma deuxième journée, je commençais à ressentir l'air du pays, un air iodé, léger malgré quelques nuages et le paysage s'affirmait dans la blondeur du sable et le bleu de la mer, un bleu scintillant sous le soleil. 

lundi 12 juin 2023

Escapade en Sardaigne, le site archéologique de Nora

 Je ne connaissais pas encore la Sardaigne et j'ai pris un billet d'avion pour Cagliari en préparant un parcours de Cagliari à Tharros, plus de 800 kilomètres en voiture (trop âgée pour prendre une bicyclette ou un aeronef décarboné !). Tant que l'avion n'est pas totalement interdit par les "talibans verts", j'en profite pour découvrir une petite partie géographique de notre planète. J'éprouve une gratitude permanente pour l'Italie : du Nord au Sud en passant par la Sicile, terre de beauté naturelle et de culture éternelle. Tous les ans, je pars en pèlerinage dans cette contrée proche où je me sens chez moi dans une deuxième patrie choisie. La Sardaigne présente des atouts combinant une nature préservée et une culture archéologique assez mystérieuse. Ma première étape concernait la petite ville de Pula où se situe le site de Nora à une heure de Cagliari, côté Sud-Est. Avant de parcourir Nora, j'ai posé ma valise chez Fabrizzio et Danisia, mes hôtes sardes d'une gentillesse toute naturelle. La solution d'une chambre chez l'habitant présente des avantages pour palper l'atmosphère d'une région. Un repas succulent nous a été servi sur la terrasse de leur maison et j'ai goûté un des plats traditionnels sardes : les "malloreddus ou gnocchetti" aux palourdes et aux poissons (qui n'a rien à voir avec les gnocchi). Le pain se nomme "carasau" et il ressemble à des crêpes fines. Mais, avant de déguster ce repas, j'ai visité le site archéologique de Nora, Au VIIe siècle avant notre ère, les Phéniciens ont bâti ce comptoir de commerce au bord de la mer Méditerranée. Ces ruines ont aussi connu des Carthaginois, des Romains (qui ont conquis la Sardaigne en 238 avant J.-C.), et la cité sera rasée par les Vandales au Ve siècle. Cité prospère à une époque donnée, cité disparue mille ans plus tard... Toutes les civilisations sont mortelles disait Paul Valéry. Se balader sur les chemins pavés de cet espace me ravit toujours autant (je ressens le poids du temps et de son évanesce) et deviner des thermes, des temples, des maisons avec des mosaïques au sol et des espaces publics demande beaucoup d'imagination. Qu'importe ! La magie du lieu demeure et laisse des traces dans toute mémoire humaine. Comble du bonheur pour moi : les vestiges étaient investis par des mouettes qui virevoltaient dans le ciel et se posaient sur les murailles édentées. Peu de touristes arpentaient le lieu et ces deux heures passées dans ces ruines phéniciennes et romaines m'ont offert une parenthèse temporelle que je ressens toujours sur un site archéologique. Il faut savoir fermer les yeux devant un bâtiment comme des thermes et aussitôt des personnages apparaissent vaquant à leurs occupations quotidiennes. Peut-être que ces ancêtres qui vivaient dans ce port de commerce regardaient l'horizon comme moi, se pressaient pour se baigner ou pour aller à l'amphithéâtre. Ils ont marqué les murs de leurs habitations et quand j'arpentais les ruelles pavées, leurs pas résonnaient dans ma tête. Si l'on croit comme Platon à la survivance des âmes, le site de Nora semble habité par des esprits, vieux de 3000 ans, des esprits bienveillants comme tous les Sardes que j'ai rencontrés. Mon escapade s'annonçait riche en surprises diverses et variées. 

jeudi 1 juin 2023

"Déplacer la lune de son orbite", Andrea Marcolongo

Pour tous les amoureux et amoureuses de la Grèce antique, il faut lire "La langue géniale, 9 bonnes raisons d'aimer le grec" paru en 2018 d'Andrea Marcolongo. Cette essayiste helléniste d'origine italienne a aussi publié "L'art de résister" en 2021 sur le mythe d'Enée. Quand j'ai appris qu'elle publiait "Déplacer la lune de son orbite", chez Stock dans l'excellente collection "Ma nuit au musée", j'ai "couru" chez Garin pour l'acquérir. Quel régal de lecture ! Andrea Marcolongo a vécu un privilège inouï : passer une nuit au sein du Musée de l'Acropole à Athènes : "Nous avons tous dérobé quelque chose à la Grèce : ses idées, à partir desquelles nous avons forgé nos racines occidentales". Le récit révèle surtout le vol des marbres du Parthénon, exposés au British Museum à Londres. Ce rapt de la frise, ce pillage invraisemblable, a été organisé par un ambassadeur anglais, Lord Elgin, entamé en 1801. L'écrivaine est obsédée par cette perte irrémédiable et elle relate avec une précision historique et un esprit de révolte indignée, la démolition des fresques en marbre (plus de 17 mètres linéaires) effectuée par les "pilleurs" anglais sous la protection des Turcs, maîtres de la Grèce à cette époque. Ces Turcs n'avaient que mépris pour l'héritage patrimonial grec antique et avaient autorisé ce démontage scandaleux. Pourtant, Lord Elgin n'était pas un pirate, ni un cynique car il désirait "importer" l'art grec pour former sur le plan esthétique les artistes anglais. Mais le saccage a eu lieu : marbres découpés, morcelés, dispersés, fracassés. Des naufrages entre la Grèce et l'Angleterre ont causé aussi la disparition de ces œuvres uniques au monde. Le Lord anglais n'a pas profité de son forfait car il n'a rencontré que des échecs en se ruinant, en tombant malade et en étant abandonné par sa femme. Athéna, la déesse,  l'a puni, nous dit Andrea Marcolongo. Lord Byron a dénoncé en son temps le scandale des frises du Parthénon. L'écrivain pose l'épineuse question de la restitution des œuvres d'art, détenues par des musées d'anciennes puissances coloniales. Le récit n'évoque pas seulement l'histoire folle du Parthénon, l'autrice se confie sur son père d'origine modeste qui était très fier du parcours sans faute de sa fille. Le mot "gratitude" convient parfaitement à l'attitude d'Andrea Marcolongo : gratitude envers ses parents, gratitude envers la culture humaniste latine, gratitude envers la Grèce antique, berceau de notre civilisation occidentale. Les frises du Parthénon symbolisent aussi les idées, la philosophie, l'art, les dieux, la démocratie, la mythologie et ce patrimoine culturel sera, je l'espère, éternel. Ce beau récit pourrait se résumer ainsi avec les mots d'Andrea Marcolongo : "Alors que l'Antiquité est bien et bel ce que nous possédons de plus important. Elle est l'étoffe même de notre âme. En la bradant, nous errons à travers la vie, privés de notre capacité à articuler une pensée comme les statues sans tête du Parthénon". Comme je partage son avis !