vendredi 16 octobre 2026

Escapade en Grèce, Athènes et l'Agora grecque

 Avant de reprendre l'avion, je disposais de la matinée et j'avais envie de revoir l'Agora grecque pour, peut-être, rencontrer Socrate et ses confrères philosophes... Cette ancienne place publique, située au pied de l'Acropole, construite au VIe siècle av. J.-C., accueillait les édifices politiques, les temples, les commerces et autres habitations. Ce centre aux multiples fonctions formait "une petite ville dans la grande, plantée de platanes et de peupliers, avec des constructions (palais du sénat, etc.), divisée en quartiers assignés à chaque corporation de marchands". J'imaginais facilement l'agitation sociale, la fébrilité des échanges dans ce lieu où se rencontraient les citoyens grecs, en particulier les philosophes déambulant dans la stoa, d''où le nom des stoïciens. Quand je me suis baladée dans cet espace assez peu fréquenté, je me suis tout de suite dirigée vers le temple d'Héphaïstéion, de style dorique et il a servi d'église orthodoxe du VIIe au XIXe siècle. Dédié au dieu de la métallurgie, Héphaïstos et à Athéna Ergané, déesse de la poterie et de l'artisanat, ce temple sacré conserve toute sa splendeur antique. Les archéologues ont retrouvé le nom de l'architecte, Ictinos, le même que celui du Parthénon. Avec ces six colonnes en façades sur treize en longueur, cet édifice religieux en marbre a traversé les siècles sans trop de dommages. Un musée attenant au site propose de très belles vitrines sur les vases grecs, les objets du quotidien, des pièces retrouvées lors des fouilles qui ont commencé au milieu du XIXe siècle. J'ai donc achevé mon escapade à l'Agora avant de quitter la ville pour rejoindre l'aéroport. Je suis partie avec, chevillé au corps et mon âme, le miracle grec, ce temps historique où des valeurs essentielles sont nées : la Démocratie, la Philosophie, l'Art, l'Histoire, la Politique, etc. Je n'oublie pas les zones sombres de l'Antiquité surtout la condition des femmes à cette époque et l'esclavage. J'avais épousé l'identité grecque pendant une semaine et j'avoue qu'à Kéa, j'avais perçu un air de paradis. En revenant dans notre pays si fracturé, j'avais la nostalgie des plages, du ciel bleu profond, de la mer, d'Athènes, de la beauté de l'art antique. Il faut bien revenir sur terre mais, heureusement, je sais qu'il existe des lieux  où règnent la paix, la sérénité et la beauté... Décidément, deux pays m'habitent sans cesse par leur culture et leur identité: l'Italie et la Grèce !

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