lundi 25 mai 2026

"Les Buddenbrook", Thomas Mann, 1

 Enfin, j'ai découvert le grand roman de Thomas Mann, "Les Buddenbrook", grâce à Danièle qui l'avait présenté en mars comme un "immense coup de coeur". Comme je suis aussi partie à Munich, j'avais décidé de l'embarquer dans ma valise car je lis toujours un roman sur le pays que je visite. Le lieu choisi par Thomas Mann se nomme Lübeck, sa ville natale, port historique de la Hanse au Nord de l'Allemagne. Ce premier roman, écrit à l'âge de 26 ans et publié en 1901, le fit connaître au public. J'ai tout de suite été captée par ce texte dans la tradition romanesque des écrivains du XIXe, de Balzac à Tolstoï, de Flaubert à Zola. Chronique familiale et sociale, fresque historique, ce roman a été adapté au cinéma en 2008 et diffusé en 2025 sur Arte. L'histoire débute en 1835 et se termine en 1877. L'écrivain allemand a divisé son texte en onze parties et chaque personnage principal joue un rôle déterminant dans les destinées des membres de la famille. Le fondateur de la maison de commerce, Johann Buddenbrook, est un entrepreneur talentueux et sa piété le caractérise. Devenu veuf avec un jeune fils, Gotthold, il se marie avec Antoinette, une jeune femme d'origine aristocratique de Hambourg, dont il a un second fils, Jean. Jean prendra la suite de l'entreprise et aura lui-même deux garçons, Thomas et Christian, et deux filles, Tony et Clara. Cette troisième génération constitue le coeur du roman. Thomas, homme cultivé et apprécié, hérite de l'entreprise familiale très prospère. Il s'est marié avec Gerda, une jeune femme d'Amsterdam, très belle et musicienne de son état. Ils auront un fils, Hanno. A la trentaine, cet homme ressent déjà une perte d'énergie et même s'il est engagé politiquement dans la municipalité, il se met à douter et à se mettre en question sous l'influence du philosophe pessimiste, Arthur Schopenhauer, très en vogue à cette époque. Ce personnage central symbolise une certaine rupture dans la génération de ses ancêtres. Il va tomber malade et sera obligé de liquider l'entreprise familiale. Hanno, son fils de santé fragile, sera emporté par la typhoïde à l'âge de seize ans. (La suite, demain)