mercredi 6 mai 2026

Escapade à Munich, l'art moderne et contemporain, 2

Je n'ai pas manqué la Pinakothek der Moderne, dans le beau quartier de Maxvorstadt, ouvert depuis 2002.  Ce gigantesque édifice de 22 000 m2 réunit quatre collections : la peinture, l'architecture, le graphisme et le design. Dès que je suis rentrée, j'ai remarqué un lieu remarquable avec une rotonde de verre et son toit en dents de scie. Cette "cathédrale de verre" contient 35 salles et complète l'offre artistique de Munich. J'avoue que je préfère la peinture des siècles précédents, mais quelques peintres ont retenu mon attention dans cette visite : Matisse, Picasso, Miro, Magritte, Dali, Juan Gris pour citer les plus connus. J'ai retrouvé quelques oeuvres du groupe Le Cavalier bleu et d'autres artistes expressionnistes allemands. Mais, quand j'ai poursuivi ma déambulation vers l'art contemporain, j'ai commencé à me poser des questions sur la présence de quelques oeuvres, qui, à mes yeux, me laissent de glace. De Warhol à Twombly, de Rauschenberg à Fontana, je n'accroche guère. J'ai même vu des oeuvres incroyablement bizarres comme une planche en bois sur un oreiller blanc... Ces artistes contemporains dont je n'ai même pas retenu les noms me semblent incompréhensibles. Ces espaces muséaux ressemblent à des coquilles vides. Où se cache la beauté dans ces objets usuels ? Une artiste a mis en scène des cadies pleins de vaisselle. J'ai compris le message ultra féministe d'une révolte antipatriarcale mais, tous ces concepts intellectuels et idéologiques, contenus par des "performances" scéniques, n'attirent pas grand monde dans ces espaces souvent désertés, même à Munich. Un troisième musée m'a aussi étonnée : le Branhorst, ouvert en 2009. Le bâtiment est recouvert de 36 000 lamelles en céramique de couleurs différentes qui donnent un aspect de tableau abstrait. Il utilise l'énergie solaire, ce qui est assez rare pour un musée. Au fond, j'ai préféré l'extérieur avec sa façade multicolore originale que les oeuvres contemporaines exposées. Décidément, je suis plus convaincue par la culture du passé que du présent. Un signe de mon âge, peut-être...