Danièle a évoqué un deuxième coup de coeur, "Il neige sur le pianiste" de Claudie Hunziger, paru en livre de poche. Une romancière vit dans une maison en pleine forêt et elle reçoit la visite d'un pianiste, un spécialiste de Bach. Il ne devait rester qu'une nuit mais la neige tombe et son séjour se prolonge dix jours de plus. Un renard blessé est recueilli et la romancière le sauve. Une allégorie du soin, "prendre soin du monde" surtout quand il ne se porte pas à merveille. Un roman "enchanteur" selon Danièle à découvrir. Marie-Christine a apprécié un récit de vie d'une femme iranienne : "La Joueuse d'échecs" de Mitra Hejazipour, championne d'Asie. Elle a osé enlever son voile à Moscou devant les caméras du monde entier. La France l'a accueillie et elle raconte dans cet ouvrage son enfance à Téhéran, son ascension grâce aux échecs et son exil dans notre pays. Un parcours exemplaire pour conquérir la liberté. Régine a présenté une nouveauté de la rentrée littéraire : "La solitude des professeurs est infinie" de Yannick Haenel, paru chez Gallimard. Jean Deichel, jeune professeur de français, effectue un stage au sein d'un collège de la banlieue parisienne. Il découvre les difficultés du métier mais aussi ses joies. Comme il est aussi poète, il cherche aussi "la lumière de la vraie vie" au coeur d'un quotidien bien morose. Régine était attirée par ce roman mais, elle semblait un peu déçue par cette nouveauté de la rentrée, connaissant le monde de l'éducation sur le bout des doigts. Elle a évoqué son grand coup de coeur : "Le ciel est immense" de Feurat Alani, auteur français d'origine irakienne. Adel, pilote de guerre, est envoyé par l'armée pour un stage en URSS mais il disparaît en 1974 entre Bagdad er Krasnodar. Trente ans plus tard, son neveu mène une enquête sur sa disparition non élucidée. Un roman formidable selon Régine et un voyage labyrinthique sur un secret de famille dérangeant. Véronique a présenté deux coups de coeur : "Tous les hommes doivent savoir" de Nina Bouraoui et "La Confrérie des moines volants" de Metin Arditi. Nina Bouraoui raconte sa vie dans ses contradictions. Elevée dans la culture musulmane, son homosexualité pose problème pour elle et pour les autres. Une écrivaine courageuse et très attachante. Le roman de Metin Arditi : quand des moines orthodoxes sauve des trésors artistiques dans les églises dans une Russie stalinienne anti-religieuse. Voilà pour les coups de coeur de l'été et merci aux amies lectrices de nous avoir donné de très bonnes idées de lecture !