L'année 2026 a démarré en fanfare avec le thème de la musique dans l'Atelier de janvier. J'ai mis à l'honneur dans ma liste quelques écrivains réputés pour leur goût de cet art si précieux dans nos vies. Mais, en ce mois de froid hivernal, la fréquentation de l'Atelier s'est avérée faible. Les lectrices présentes ont présenté "Reine de coeur" d'Akira Mizubayashi, "Le dernier mouvement" de Robert Seethaler, "Le fracas du temps" de Julian Barnes et "Tous les matins du monde" de Pascal Quignard. Ces quatre excellents romans donnent envie de se plonger dans un bain musical bénéfique. Pascal Quignard a écrit : "La musique est simplement là pour parler de ce dont la parole ne peut parler". En février, j'ai proposé un sujet important, essentiel dans la société : l'héritage. Une transmission familiale de génération en génération ou un phénomène d'inégalité ? Ce thème traverse la littérature depuis des siècles en particulier chez Balzac. De Vita Sackville-West à Richard Russo, de Miguel Bonnefoy à François Mauriac, de Sandor Marai à Elena Piacentini, les lectrices ont manifesté un intérêt certain pour ce sujet résolument intemporel. En mars, nous sommes parties à Venise car je tiens à évoquer une ville inspirante pour les écrivains. Comme je suis une "fan" de cette ville envoûtante, je n'ai pas hésité à intégrer dans ma liste Claudie Gallay avec "Seule à Venise", Thomas Mann et sa "Mort à Venise", "La Fileuse de verre" de Tracy Chevalier, "Le Naufrage de Venise" d'Isabelle Autissier, "Le Grand feu" de Leonor Recondo sans oublier Donna Leon et son commissaire Brunetti. Une rencontre où soufflait l'air marin du Canal Grande. En avril, pour fêter le printemps, j'ai pensé au bonheur. Vaste question, vaste problème. Que peut apporter la littérature au bonheur de vivre ? Jean Giono avec "Que ma joie demeure" tente une réponse ainsi que François Cheng, Erri de Luca, Catherine Cusset et même Emile Zola avec "La Joie de vivre". Un sujet délicat, intimiste et, évidemment, souvent traité dans l'univers des livres comme le malheur aussi... (La suite, demain)
des critiques de livres, des romans, des moments de lectures, des idées de lecture, lecture-partage, lecture-rencontre, lectures
mercredi 2 septembre 2026
mardi 1 septembre 2026
Atelier Littérature, saison 2025-2026, bilan, 1
Avant d'entamer la nouvelle saison 2026-2027 de l'Atelier Littérature dès le jeudi 17 septembre, je tiens à établir le bilan de l'année. En septembre 2025, nous avons évoqué les coups de coeur de l'été avec un choix éclectique des lectrices qui ont cité Doris Lessing, Louise Erdrich, Anne Tyler, Pablo Neruda, Leonor Recondo et d'autres auteurs. L'automne est alors arrivé avec son bouquet des prix littéraires et je savoure toujours ce moment en tant que lectrice boulimique. Parfois, quelques titres se détachent dès octobre et l'année dernière, la presse et les médias ont beaucoup évoqué Emmanuel Carrère avec son excellent récit autobiographique, "Kolkhoze", dont on parlait pour le Goncourt mais, il a obtenu le prix Médicis. Comme tous les ans, je propose deux écrivains, un homme et une femme, Emmanuel Carrère a donc été retenu et ses romans ont été bien appréciés surtout "D'autres vies que la mienne", "Un roman russe" et "V13". Une voix originale et percutante de la littérature française contemporaine. En novembre, j'ai opté pour un genre littéraire très prisé des lecteurs et des lectrices, les romans historiques. Au menu : Alice Ferney, Anna Enquist, Chantal Thomas, Emile Zola, Amélie de Bourbon-Parme, Pierre Lemaître et Henry Bauchau. Lire un roman historique est un plaisir de lecture associant la Grande Histoire avec les destins individuels. En décembre, j'ai choisi Marie-Hélène Lafon pour toute son oeuvre si particulière, enracinée dans la paysannerie du Massif Central. Son univers souvent sombre est décrit magnifiquement avec l'un des plus beaux styles de la langue française. Ses romans courts et profonds dont "Les Sources" ont intéressés les lectrices tout en regrettant que l'écrivaine se cantonne seulement dans son pays d'origine. Dans les "femmes de lettres", son nom m'est venu tout de suite car je pense que dans vingt ans ou cinquante ans, Marie-Hélène Lafon, une grande admiratrice de Flaubert, sera lue car les générations suivantes découvriront comment on vivait en France dans le Massif central au XXe siècle... Une littérature de témoignage hautement littéraire. (La suite, demain)