jeudi 10 mai 2018

Escapade sicilienne, 4

Après Agrigente, j'ai traversé une partie de la Sicile du  Sud vers l'Est en direction de Piazza Armerina pour visiter un des trésors antiques du pays, la Villa Romana del Casale. Ce rendez-vous avec l'histoire romaine ressemble à une approche littéraire : les 3500 mètres carrés de mosaïques racontent une saga des temps anciens en s'appuyant sur des images pleines de fantaisie et de vitalité. On rentre dans la villa en surplombant les mosaïques à l'aide de passerelles en bois. Malgré une fréquentation constante et importante, le dispositif permet de circuler sans trop se gêner. Cette maison de maître date du IVe siècle apr. J.-C. Les archéologues pensent qu'il s'agissait d'un haut dignitaire de l'Empire. Au XIIe, la villa disparaît sous une coulée de boue, ce qui va la sauver jusqu'au XVIIe. Mais, les fouilles sérieuses ne démarrent qu'en 1950. Les salles les plus "spectaculaires" portent des noms significatifs : la salle des saisons, la salle de la danse, la petite chasse, le couloir de la grande chasse, les douze travaux d'Hercule, et bien d'autres espaces remarquables. Les regards des personnages expriment un étonnement et une sensibilité proches de nous. J'ai surtout admiré deux salles : celle consacrée aux jeunes filles en bikini et celle des enfants. Ces jeunes Romaines de Sicile pratiquent les sports de l'époque : lancer de disque, course à pied, haltères en l'honneur de Téthys, déesse de la mer. J'avais l'impression de voir des jeunes filles d'aujourd'hui et ces scènes joyeuses démontrent une douceur de vivre dans ce coin isolé. Le mystère planera toujours sur l'identité des joueuses, peut-être la fille du propriétaire et ses amies... Un ensemble rare et unique dans l'art des mosaïques. Après cette visite passionnante, j'ai rejoint un domaine où j'avais réservé une chambre : la Villa Trigona. Cette maison de famille offre un cadre enchanteur : meubles anciens, salons confortables, chambres vastes et un grand parc. Cet oasis de calme et de silence m'a beaucoup charmée... Un repas dégustation, composé de spécialités siciliennes (ah, le tiramisu !) a merveilleusement terminé la journée à Piazza Armerina... La petite ville recèle aussi des trésors cachés : la cathédrale, les rues en pente, les places dans un soleil déclinant qui accentuait la couleur ocre des monuments... Une rencontre avec la beauté de la Sicile profonde et désertée des touristes... Encore une étape culturelle et gourmande réussie et surprenante... 

mercredi 9 mai 2018

Escapade sicilienne, 3

Quand je suis arrivée dans la ville d'Agrigente, j'ai remarqué l'anarchie architecturale avec des immeubles construits sans autorisation... Heureusement, le centre historique est préservé et j'ai trouvé un hébergement charmant en plein centre pour découvrir la ville. J'ai commencé par visiter le musée archéologique d'Agrigente dans l'après-midi. Ce très beau musée est installé dans un ancien couvent cistercien. Une salle de céramiques à figures rouges et noires m'a émerveillée. Je lis les vases comme des albums illustrés et cet artisanat nous apprend beaucoup sur la civilisation grecque. Je remarque vite les scènes mythologiques, les banquets, la vie quotidienne, les femmes (si émouvantes), les combats contre les Amazones, etc. J'ai aussi été subjuguée par un "Télamon", un colosse de huit mètres de haut en calcaire et adossé au mur du fond. Il provenait d'un temple et représentait peut-être un Carthaginois vaincu. Ce musée régional conserve toutes les pièces (plus de 5000) trouvées dans les fouilles. Cette visite m'a semblé incontournable et je n'ai croisé pratiquement aucun touriste... Ensuite, j'ai arpenté les rues en pente de la ville et j'entrais dans les églises baroques. Pour terminer la journée, rien ne vaut une pause restaurant (avec une pizza sublime !) et j'ai vu le site archéologique illuminé. Un spectacle magnifique... Le lendemain matin, je me suis retrouvée devant le guichet où beaucoup de visiteurs attendaient sagement. Le site est très protégé car il faut passer devant des agents de sécurité qui fouillent les sacs. Classé au Patrimoine mondial de l'humanité, le site attire plus de 600 000 touristes par an. Fondée en 580 av. J.-C., Akragas respirait l'opulence mais les Carthaginois se sont emparés de la colonie grecque, suivis des Romains qui ont ensuite colonisé la cité et ont rénové le site. Plusieurs temples en enfilade m'attendaient patiemment et un large sentier permet une déambulation agréable. Temple de Junon, Temple de la Concordia, Temple d'Hercule, Temple de Zeus : un tourbillon d'images, un basculement dans l'Antiquité sicilienne. Entre ses temples, un rempart protégeait la cité et les Chrétiens du Ve siècle ont aménagé des niches qui servaient de tombeaux. Ces traces paléochrétiennes sont aussi très émouvantes... Il faut bien trois heures pour arpenter la Vallée des Temples, trois heures pour vivre dans une bulle de temps comme les bulles de savon qui éclatent au bout d'un moment... J'ai marché sur la terre que le philosophe Empédocle a foulé. J'ai eu l'impression de le croiser quand je me suis faufilée à travers les colonnes du côté du temple de Castor et Pollux... Agrigente, un site exceptionnel, encore présent malgré les tremblements de terre, l'usure du temps et les querelles humaines. J'ai quitté la Vallée avec une pointe de nostalgie dans le coeur pour me diriger vers Piazza Armerina. 

mardi 8 mai 2018

Escapade sicilienne, 2

Après le mystérieux site de Ségeste, ma deuxième visite était consacrée à Selinonte, la plus occidentale des colonies du monde grec. La commune proche du site ne possède pas de charme particulier malgré son bord de mer. J'ai rêvé de Selinonte (Selinontous, ou herbe des marais)  depuis longtemps et quand j'ai marché sur le chemin qui me conduisait vers le premier temple, j'ai vite compris que l'esprit du lieu (ou lieu de l'esprit) existait bel et bien. Imaginez un monde grec antique du VIe av. J.-C., l'immense acropole sur un plateau dominant la mer, grouillante d'hommes et de femmes en toge, des artisans à tous les coins des rues, des citoyens discutant entre eux dans l'agora, des boutiques de boulanger, de boucher, d'amphores et des enfants qui courent partout. Je les voyais ces Grecs puissants et civilisés. Le site a connu des combats terribles contre les Carthaginois et les Arabes, des séismes et la ville est devenue un champ de ruines pendant deux mille ans. Que reste-t-il ? Un temple en bon état, monumental, au style dorique, dédié à Héra, l'épouse de Zeus. Ce temple (dit E) a conservé sa colonnade extérieure et possède des dimensions impressionnantes. Je suis entrée à l'intérieur, ce qui m'a étonnée car les temples grecs sont ceinturés de barrières. A Sélinonte, ce privilège accordé aux visiteurs m'a enchantée et j'ai encore plus ressenti le sentiment d'appartenir à cet héritage grec. Un instant rare et magnifique. Je me suis baladée ensuite dans cet espace couvert de colonnes effondrées, de murailles épaisses, de murets délimitant l'agora, parsemé de figuiers de barbarie, de marguerites jaunes, de fleurs bleues, d'orchidées sauvages, et de tant d'autres plantes inconnues. Il règne dans ce lieu un silence incroyable et les visiteurs que je croisais partageaient ce respect devant l'ambiance sacrée du lieu. Je me suis dirigée sur une autre partie du site où s'érigeaient quelques colonnes face à la mer... Un paysage d'une beauté digne du Cap Sounion en Grèce... Un musée jouxte le site et offre les pièces les plus fragiles : vases, céramiques, statues, métopes, fresques et statuettes votives en terre cuite. Nous étions peu nombreux à Sélinonte (une vingtaine de personnes) et je savais qu'il fallait visiter ce site dès son ouverture... J'ai consacré trois bonnes heures à Sélinonte, des heures de plénitude, de sérénité et d'étonnement devant ces temples encore debout et souvent couchés, des sentinelles du temps. Un rendez-vous magique avec les dieux grecs et la civilisation occidentale originelle. J'ai pris ensuite la direction d'Agrigente pour l'étape suivante.

lundi 7 mai 2018

Escapade sicilienne, 1

Je suis donc partie le jeudi 26 avril à Palerme en passant par Genève. Après une heure trente de vol, mon avion a atterri et dès que j'ai posé le regard sur le paysage environnant, la mer touchait l'aéroport. J'ai loué une voiture pour commencer mon périple : quatre jours pour la Sicile antique, un jour à Cefalu et quatre pour Palerme. Je me sens parfois frustrée de n'arpenter qu'une capitale dans un séjour. Je prends alors le train pour visiter un site proche mais en Sicile, les liaisons ferroviaires ne permettaient pas ce choix de transport. Je disposais d'un atout majeur : mon frère, pilote expérimenté et prudent. Car, il vaut mieux multiplier son attention dans le réseau routier et le comportement des Siciliens frise l'hérésie : priorité à droite aléatoire, doublement injustifié, prise de risque permanente et surtout, aucun respect des limitations de vitesse. Comme j'écris en ce moment ce billet, je suis revenue vivante grâce à mon pilote ! La voiture s'est dirigée vers Ségeste dans un panorama déjà vallonné et planté d'oliviers, avec parfois quelques éoliennes qui ressemblent aux anciens moulins à vent (que je trouvais plus poétiques) ... A Ségeste, le temple et le théâtre m'attendaient sagement : pas de vagues de touristes en vue et surtout des moyens de locomotion organisés pour atteindre le théâtre et le temple, éloignés du parking unique. J'ai commencé par le théâtre comme suspendu dans le vide, l'un des plus beaux de la région. Une vue sublime sur le mont Inici et sur la campagne constitue aussi le spectacle de la visite. Près de quatre mille spectateurs pouvaient assister aux tragédies mais, un mystère plane sur ce site. Ce ne sont pas des Grecs qui ont construit cet ensemble mais des Elymes, peuple lointain et énigmatique (peut-être des Troyens). Ce peuple voulait témoigner de leur fidélité aux Grecs en érigeant ces monuments. Le temple n'a jamais été terminé et cet inachèvement amplifie le mystère des Elymes. La silhouette massive et d'une couleur jaune ocre magnifie le paysage et quand on pénètre dans le sentier qui mène au plateau, je ressens toujours une palpitation cardiaque émotionnelle, me rappelant l'immense vertige du temps et le savoir faire inouï des artisans qui manipulaient les pierres comme un jeu de lego géant. Ma première visite à Ségeste a duré trois heures entre les deux vestiges antiques (423 av. J.-C.). Nous avons repris la route pour l'hôtel près de Sélinonte, deuxième site de mon parcours antique dont la visite était prévue le lendemain matin. Dès ce premier regard sur Ségeste, j'ai eu l'intuition intime que je basculais dans une autre dimension temporelle...

dimanche 6 mai 2018

Atelier de lectures, 3

Danièle et Janelou ont lu "Les désarrois de l'élève Torless" de Robert Musil (1880-1942), un grand écrivain autrichien qui a marqué la littérature européenne avec son grand roman philosophique, "L'homme sans qualités". Ce roman d'éducation, publié en 1906, raconte les tourments d'un garçon, pensionnaire dans un collège huppé quasiment militarisé. La cruauté et la brutalité règnent entre les élèves et préfigurent les aberrations de l'époque nazie. L'écrivain évoque la sexualité trouble de ces pensionnaires frustrés. La conscience de l'élève Torless s'éveille en découvrant le côté sombre et pervers de ses collègues. Un grand classique selon nos deux lectrices convaincues. Geneviève a présenté "Les règles d'usage" de Joyce Maynard. Wendy, 13 ans, vit à Brooklyn. Sa mère part travailler et ne revient pas. C'est le 11 septembre 2001... L'adolescente incrédule et traumatisée tente de se reconstruire auprès de son père biologique qu'elle connaît à peine. En Californie, elle fait des rencontres étonnantes : une mère adolescente, un libraire lumineux et son fils autiste, un jeune marginal. Son foyer new-yorkais lui manque, mais, son séjour californien va aider Wendy dans cette nouvelle étape de sa vie. Ce coup de cœur se lit avec beaucoup d'intérêt. Marie a bien apprécié "La solitude des nombres premiers" de l'écrivain italien Paolo Giardano, publié en 2008. Alice, une jeune fille anorexique, est handicapée par un accident de ski dont elle rend son père responsable. Elle se lie d'amitié avec Mattia, un jeune surdoué des mathématiques qui se scarifie les bras pour se punir d'avoir abandonné sa sœur jumelle dans un parc. Ils vont s'engager dans une relation complexe entre amour et haine. Un roman original et dense. Janine a évoqué "L'année de l'éveil" de Charles Juliet. Un petit paysan se retrouve enfant de troupe. Il quitte son enfance et s'éveille à l'adolescence en subissant le froid, les bagarres, la faim, le manque d'affection, le sadisme de certains sous-officiers. Cette expérience extrême marquera Charles Juliet et fera de lui le bel écrivain qu'il est devenu. Sylvie a lu avec intérêt "Frankie Addams" de Carson McCullers (1917-1967). Cette grande romancière du Sud des Etats-Unis raconte la crise de l'adolescence à travers le journal intime de Frankie Addams, une jeune fille mal dans sa peau, mal dans sa tête. Elle vit avec un père veuf, souvent absent à cause de son petit commerce d'horlogerie. Entre une nounou et un petit cousin, l'adolescente s'ennuie dans cette ville de province. Elle s'invente un amour inconditionnel pour son frère et sa belle-soeur car elle veut partir avec eux. Sa solitude poignante la rend vulnérable et elle finit par fuguer tellement elle veut changer sa vie. L'écrivaine américaine pose à travers ses œuvres dont "Le cœur est un chasseur solitaire" cette question lancinante : comment passer de l'enfance à l'âge adulte sans souffrir ? Un classique sur les tourments de l'adolescence et un portrait émouvant d'une jeune fille en pleine métamorphose.  Avec ce sujet universel et sensible, les lectrices ont vraiment répondu à ma proposition et j'en suis ravie !

samedi 5 mai 2018

Atelier de lectures, 2

Je reprends mon blog après une interruption de quelques jours passés en Sicile. Je poursuis le compte-rendu de l'atelier de lectures d'avril et j'évoquerai mon escapade dès lundi prochain. Danièle a beaucoup apprécié le roman de Vincent Almendros, "Faire mouche", publié aux Editions de Minuit. Laurent, le personnage central, revient dans son village d'Auvergne à l'occasion du mariage de sa cousine unique : "A défaut de pouvoir se détériorer, mes rapports s'étaient considérablement distendus avec ma famille. Or, cet été-là, ma cousine se mariait. J'allais donc revenir à Saint-Fourneau. Et les revoir. Tous. Enfin, ceux qui restaient. Mais, soyons honnête, le problème n'était pas là". Ce roman court, dense et très bien écrit, mérite d'être connu. Geneviève a choisi un super coup de cœur venu d'Islande, "L'embellie" de Audur Ava Olafsdottir, qui a écrit un best-seller célèbre, "Rosa Candida". L'héroïne, jeune femme insouciante et légère, va vivre une journée invraisemblable quand son mari lui annonce qu'il la quitte. Une amie, mère célibataire, lui confie son enfant handicapé à cause de son accouchement futur à l'hôpital. Comment s'occuper de cet enfant de quatre ans ? La jeune femme va traverser l'Islande et revivre ses souvenirs d'enfant. Un livre plein d'humour, de tendresse et de sentiments. Dans la deuxième partie de l'atelier, nous avons évoqué les romans sur les tourments de l'adolescence. Evelyne a un le mérite de lire "L'ile d'Arturo" de la grande romancière Elsa Morante. Ecrit dans les années 60, ce livre évoque l'adolescence d'un jeune garçon sur l'île de Procida. Son père revient avec une nouvelle épouse et l'adolescent n'apprécie pas la naissance d'un petit frère. Mais, Evelyne a surtout retenu les déceptions et les désillusions d'Arturo sur son père qui ne ressemble pas au héros qu'il avait rêvé de connaître. On a oublié cette écrivaine italienne, Elsa Morante, qui a certainement influencé Elena Ferrante et une biographie sur elle vient d'être publiée. Sylvie est restée "de glace" en lisant "Le grand Meaulnes" d'Alain-Fournier. Le style "vieillot" du livre, le sujet, les personnages n'ont pas galvanisé son imagination... La magie n'a pas eu lieu. Mais, parfois, un roman dit classique, peut laisser dubitatif... Agnès a "adoré" le roman de Delphine de Vigan, "No et moi". L'amitié des deux jeunes filles l'a touchée particulièrement et elle a bien retrouvé le goût de l'adolescence dans cette complicité solidaire et vivifiante. (La suite, demain)

mardi 24 avril 2018

Atelier de lectures, 1

Ce mardi après-midi, nous étions presque au complet (14 lectrices) à l'AQCV lors de la rencontre autour des livres et de la littérature. Nous avons démarré par les coups de cœur avec Régine qui nous a parlé du roman, "Une bouffée d'air pur" de Amulya Malladi, publié en 2017 chez Mercure de France. L'histoire se déroule à Bhopal en 1984 quand l'usine de gaz explose, faisant des milliers de mort. La jeune Anjali attend son mari à la gare mais il ne vient pas la chercher. Elle subit l'accident qui lui laisse de lourdes séquelles. Elle demande le divorce, ce qui est très mal vu dans la société indienne. La jeune femme se remarie et donnera naissance à un enfant handicapé. Quand elle revoit son ex-mari, faut-il lui pardonner ou le haïr ? Ce roman sensible et fort a vraiment convaincu Régine. Janelou a présenté "Un artiste du monde flottant" de Kazuo Ishiguro, prix Nobel de littérature en 2017. Un peintre traditionnel songe à sa jeunesse bohème et se souvient de son "monde flottant" avant l'entrée dans la modernité de l'après-guerre au Japon. Cette évocation d'un passé révolu et les réflexions sur le sens de l'art donnent une tonalité nostalgique au roman. Janelou a précisé qu'il vaut mieux ce texte avant de d'aller visiter le Japon... Evelyne a beaucoup aimé le dernier récit de Marceline Loridan-Ivens (j'ai écrit un billet sur ce livre hier). Pascale a recommandé la lecture du roman formidable de Philip Roth, "Le complot contre l'Amérique", où elle voit une actualité brûlante avec les Etats-Unis de Trump. Le célèbre aviateur Charles Lindberg bat Roosevelt aux élections présidentielles. Les Juifs du pays paniquent, ce président s'empresse de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Ce roman politique traite de l'antisémitisme, un sujet qui remue malheureusement, encore et toujours nos sociétés occidentales. Sylvie a adoré (c'est le verbe qu'elle a employé) le dernier livre noir de Pierre Lemaître, "Trois jours et une vie". Rémy, un petit garçon, disparaît du jour au lendemain, sans laisser de traces. On apprend vite qu'un adolescent de 13 ans l'a tué par accident. Ce geste atroce le poursuivra toute sa vie... Véronique a lu avec plaisir "Poupée volée" d'Elena Ferrante. Janine a évoqué aussi Elena Ferrante avec le quatrième tome de la série "L'amie prodigieuse". Mais, elle a été un peu déçue par ce dernier tome qu'elle a trouvé "répétitif". Agnès nous a fait découvrir un classique contemporain, "Le sourire étrusque" de José Luis Sampedro, un écrivain espagnol. Ce livre a touché des centaines de milliers de lecteurs dans le monde par son humanité, par sa générosité. Un grand-père d'origine paysanne découvre son petit-fils lors d'un séjour à Milan pour se soigner et malgré l'approche de sa mort, il savoure ces moments de plénitude avec son fils et son petit-fils. La suite des coups de cœur et des livres sur les tourments de l'adolescence en début mai car j'entreprends ma deuxième escapade de l'année en Sicile dès demain.