Je consacre encore un billet sur Jean Rouaud et son autobiographie, "La vie poétique" qui comportera sept titres. Il a composé le premier volet, "Comment gagner sa vie honnêtement" en 2011 chez Gallimard. Puis, "Une façon de chanter" en 2012, "Un peu la guerre" en 2014, "Etre un écrivain" en 2015 et "Kiosque" en 2019. Le narrateur se met donc en scène dans ces différents ouvrages et on retrouve avec un plaisir immense le petit monde de sa famille. J'ai lu les trois premiers tomes et le dernier et chaque fois, j'ai savouré tous les souvenirs hétéroclites de l'auteur, j'ai retrouvé l'atmosphère de sa (et de ma) jeunesse, le poids de la société, l'angoisse de l'avenir et les promesses d'une vie meilleure. Jean Rouaud écrit : "Une vie poétique ? Disons une vie dont la poésie est le guide-fil. On embarque avec un héritage (des valeurs pieuses, un père mort, une enfance pluvieuse), avec un désir d'écriture, un rêve d'amour, et puis, son maigre bagage sur le dos, on traverse un territoire marqué par des événements, ici l'onde de choc de Mai 68". L'écrivain évoque sa jeunesse avec ses petits boulots pour survivre, loin de l'insouciance de son âge. Il cherche à comprendre aussi sa vocation d'écrivain au fil des pages, une véritable interrogation qui l'obsède. Dans le deuxième volet, "Une façon de chanter", Jean Rouaud revient sur sa passion de la musique, des chansons, de la guitare, du piano. Il égrène des souvenirs de sa jeunesse vagabonde et le récit fourmille de sensations, d'impressions, de sons, d'odeurs. On retrouve son style "proustien" façonné avec des phrases longues, avec un vocabulaire riche et vivant décrivant le réel avec une acuité remarquable. Dans son troisième tome, "Un peu la guerre", il évoque sa démarche d'écrivain : "Quand tout a été inventorié de l'espace, le temps devient le nouveau blanc à cartographier". Plus loin, il retrace son propre univers littéraire, ses découvertes, ses influences. Il revient sans cesse sur la matrice de son écriture : "Plusieurs années durant, je me suis appliqué à composer le blason de mes disparus, à écrire la légende dorée de mes vaillants. Faisant ainsi de moi le dernier des derniers survivants morts pour la France". Dans son dernier tome paru en début d'année, "Kiosque", l'écrivain raconte son expérience de kiosquier à Paris dans les années 80. Une galerie de clients fréquente ce kiosque, un véritable monde en soi. Jean Rouaud avait pris des notes dans un carnet et il nous fait revivre ces rencontres quand Paris accueillait les réfugiés venus d'Asie, du Liban, de Turquie, d'Afrique et du monde entier. Cette superbe galerie d'écorchés vifs, de révolutionnaires, de rêveurs, d'exilés forme un microcosme vivifiant et surtout représente un moment non négligeable de notre Histoire française. Jean Rouaud ou l'archéologue de sa famille, de son "moi", de notre "nous"... Un écrivain majeur de notre patrimoine littéraire. Les lectrices ont aussi lu deux romans : "La femme promise" et "L'imitation du bonheur"... Je reviendrai plus tard sur la fibre romanesque de Jean Rouaud.
des critiques de livres, des romans, des moments de lectures, des idées de lecture, lecture-partage, lecture-rencontre, lectures
vendredi 26 avril 2019
jeudi 25 avril 2019
Jean Rouaud, 2
Pour rendre compte des lectures de Jean Rouaud, je commencerai par son premier récit, publié en 1990 : "Les Champs d'honneur". Plusieurs lectrices ont beaucoup aimé ce livre qui symbolise la porte d'entrée de sa planète littéraire. La saga familiale de l'auteur démarre avec ce titre et se poursuit avec "Des hommes illustres" sur son père, "Le monde à peu prés" sur la mort de son père et "Pour vos cadeaux" sur sa mère. Jean Rouaud raconte l'histoire d'une famille nantaise, juste après la guerre. Trois membres de cette famille française meurent à de courts intervalles : le père du narrateur, Joseph, sa tante dévote, Marie et le grand-père maternel, Alphonse. Ce récit mémoriel rappelle l'existence de ces "gens de peu" comme le philosophe Pierre Sansot qualifiait les gens simples. L'écrivain creuse le passé avec ses mots et ses phrases en recréant l'ambiance qui régnait au sein des familles dans ces années-là. Les objets du quotidien déclenchent une symphonie d'images, de sensations, d'odeurs. Ainsi, apparaissent au fil du texte les cigarettes du grand-père, fumeur invétéré, sa voiture mythique, une "Deux-Chevaux", son char de balade, ("on descendait verdâtre comme d'un train fantôme"). Et puis nos yeux tombent sur cette phrase de Jean Rouaud : "C'est en subissant la loi de tels petits faits obtus que l'enfance bascule, morceau par morceau, dans la lente décomposition du vivant". L'auteur exploite les descriptions physiques des personnages et leurs manies, décryptées au scalpel, apportent une touche d'humour irrésistible. Il consacre un chapitre à la pluie, une prouesse stylistique qui laisse le lecteur admiratif. Il termine son texte ainsi : "D'ailleurs, le temps de reprendre son souffle et le ciel a retrouvée son humeur bleutée". Les lieux prennent aussi une importance romanesque comme le grenier où le grand-père se refugie pour fuir sa prison familiale… La fugue secrète d'Alphonse à la fin de sa vie termine le premier chapitre. Le chapitre suivant évoque sa tante Marie, une catholique fervente qui vivait prés de chez eux. Sa vie de quasi religieuse s'explique par la perte de son frère tant aimé, mort à vingt ans dans la Première Guerre Mondiale. Il écrit : "Cette longue et secrète retenue de chagrin, ce sang ravalé comme on ravale ses larmes, et par cette mort sa vie à jamais déréglée". Le récit prend alors une tournure épique quand il remet en mémoire la mort de Joseph, le frère de Marie. L'enchevêtrement de toutes ces histoires peuvent déconcerter le lecteur(trice) mais il suffit de se laisser porté par cette prose magnifique, par son empathie viscérale pour ses ancêtres, par son travail d'archéologue des vies disparues dans l'abîme du temps. Il faut lire et relire "Les Champs d'honneur", un récit merveilleux et profond, une saga familiale inoubliable.
mercredi 24 avril 2019
Jean Rouaud, 1
J'ai proposé pour l'atelier Lectures d'avril l'écrivain français, Jean Rouaud. Je connaissais cet écrivain depuis les années 90 mais je l'ai redécouvert récemment grâce au blog de Pierre Assouline, "La République des livres". Il lui a consacré un billet brillant et j'ai eu l'envie de le lire et de le relire. Avant d'évoquer son œuvre littéraire, quelques bribes sur sa biographie. Né à Campbon en Loire-Atlantique en 1952, il commence à écrire très jeune et compose quelques chansons à la guitare pendant son adolescence. Après une maîtrise de lettres à Nantes, il rejoint la rédaction de Presse-Océan, s'installe à Paris pour travailler dans une librairie de livres d'art proche de Beaubourg. Il tient ensuite un kiosque à journaux, rue de Flandres dans le 19e arrondissement. Jean Rouaud crée un évènement littéraire en obtenant le prix Goncourt pour "Les champs d'honneur" en 1990. Il est rare de remporter ce prix pour un premier roman. Jérôme Lindon, l'emblématique éditeur des Editions de Minuit, avait détecté le talent inouï de Jean Rouaud. Un demi-million d'exemplaires s'est vendu en moins de quatre mois. Ce récit d'une famille se poursuivra en une trilogie avec "Des hommes illustres" et "Le monde à peu près". Parallèlement à la publication d'une trentaine d'ouvrages, il compose des chansons, des scénarios, participe à des documentaires. Il aime aussi écrire dans la presse française (Libération, l'Humanité) et étrangère. Il se passionne pour la Préhistoire ("Le Paléo-Circus") et organise des rencontres avec des historiens. Il a entamé une vaste autobiographie littéraire, intitulée "La vie poétique" dont le cinquième tome vient de paraître, "Kiosque". Pour suivre cet auteur, l'un des plus importants d'aujourd'hui, il faut le retrouver sur son site internet : Jeanrouaud.com. Les amies lectrices ont pour la plupart d'entre elles beaucoup apprécié les ouvrages de cet écrivain éclectique mais aussi obstiné pour remonter son temps familial, un Proust des classes moyennes dans une France du XXe siècle, une France provinciale, conviviale, simple et courageuse. Un monde disparu, englouti dans la modernité irrésistible. Lire Rouaud, c'est retrouver notre enfance, nos années adolescentes, notre jeunesse agité (Mai 68) et nos années de maturité. Les parents et les grands-parents de l'écrivain forment la matrice de ses premiers livres et sa famille ressemble à toutes les familles françaises… Je reviendrai sur quelques titres lus dans l'Atelier.
mardi 23 avril 2019
Le Bookstore à Biarritz
Quand je vais à Biarritz, je ne manque jamais un rendez-vous incontournable : la librairie Bookstore, située près de la prestigieuse place Clémenceau. Elle a pris la place de la boutique de Mademoiselle Chanel. Sa façade british d'un vert océan orageux attire le regard. Fondée en 1970, la librairie va bientôt devenir quinquagénaire et elle se porte à merveille. Quand je vivais à Bayonne, cette librairie me servait de modèle car j'ai ouvert la mienne en 1976 à côté du Musée basque. Les vacanciers arpentent la montée de la grande plage en longeant le Casino et tombe nez à nez sur la librairie. Quand on pénètre à l'intérieur, la caisse possède un air de vieux cinéma d'avant. Les livres envahissent l'espace comme des vagues de papier et on se sent bien dans ce lieu magique qui ressemble à un vieux cabinet de lecture anglais avec son mobilier vintage en bois noir et ses murs vert bouteille. Un charme fou règne dans la librairie. L'esprit du lieu me ravit à chaque visite. Ce samedi d'avril, j'avais envie d'acheter tout le stock. Au premier étage, un canapé en cuir permet des feuilletages des nouveautés disposées sur la rampe de l'escalier. J'ai toujours constaté la qualité des livres proposés par les libraires. Car la boutique biarrote a rencontré des difficultés financières en 2011 et les deux employées, Inès et Kristel, ont repris l'affaire avec succès. Le sous-sol accueille les collections en format de poche. En cette matinée lumineuse d'avril, je suis donc entrée dans cet antre digne du Capitaine Nemo dans son Nautilus. J'aime m'assoir sur le canapé et contempler les rayonnages riches de surprises. Ainsi, j'ai succombé au petit opuscule de Stig Dagerman au titre fulgurant, "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier", publié en 1952. Puis, j'ai déniché un ouvrage de Nuccio Ordine, "Les hommes ne sont pas des îles. Comment les classiques nous aident à vivre". Ce manuel du savoir lire va certainement combler tous les amoureux de la littérature et des livres. J'ai aussi emporté dans ma besace un roman de Jean-Marie Laclavetine, "Une amie de la famille", un récit émouvant sur la perte de sa sœur à l'âge de vingt ans, disparue dans les vagues de la Chambre d'amour à Anglet. La libraire m'a offert un beau marque-page et dans la pochette en papier, estampillée Bookstore, cette citation m'a fait sourire : "Lire peut provoquer du plaisir"... Un beau moment dans ce séjour sur la Côte basque.
mercredi 17 avril 2019
Notre Dame de Paris, un symbole
Lundi 15 avril, j'attendais l'allocution de notre Président comme beaucoup de citoyens. Les flammes de Notre Dame de Paris ont remplacé le show politique. Quel choc ! Quelle sidération ! Je regardais avec effarement l'immense incendie qui flambait dans le ciel de Paris. Comme j'ai vécu deux ans dans la capitale, il m'arrivait de côtoyer la cathédrale en passant dans le quartier et je l'avais visitée à plusieurs occasions. Dans les années 80, le phénomène touristique n'était pas aussi intensif, et on entrait dans ce lieu sans faire la queue. J'ai pensé à toutes les cathédrales que j'avais vues en Toscane et j'ai toujours aimé pénétrer dans ces lieux sacrés, spirituels pour leur beauté et leur silence. Le patrimoine semble bien fragile et on connaît les ravages des guerres sur les édifices religieux. Les questions vont vite surgir pour comprendre les causes de l'incendie : maladresse, négligence, inconscience, incompétence, court circuit électrique, un mégot, etc. Le fait est là car les ravages de l'incendie sont irrémédiables : flèche tombée, toit effondré, dégâts des eaux et perte d'œuvres d'art. Les pompiers, hommes remarquables, ont sauvé le Trésor (la tunique de Saint Louis, entre autres). Le bâtiment est resté debout et même fragilisé, il est encore là. Ces images d'enfer dantesque ont frappé les esprits. J'ai pensé à l'effondrement des tours de New York, à la destruction de Palmyre par les fous d'Allah. Une mauvaise série de fin du monde dans un Paris bousculé depuis des mois. Cette catastrophe patrimoniale symbolise pour certains la décadence d'un monde fatigué, d'une planète abimée et surexploitée. Tout est fragile, tout est précaire. 800 ans d'Histoire se sont évaporés en fumée blanche ce soir là. L'émotion peut étreindre les chrétiens, les amoureux de l'art, tous les citoyens. Le mot Patrimoine n'est pas un mot vain quand on assiste à sa disparition. Un évêque évoquait Notre Dame de Paris comme "un clocher de village, un clocher du monde"... Beaucoup de responsables politiques, de France et de l'étranger se sont émus de ce cataclysme patrimonial. Pourvu que cet accident imbécile devienne une prise de conscience pour protéger nos traces, nos vestiges, nos chefs d'œuvre, notre identité culturelle, notre passé commun de l'humanité… Le passé nous fait tenir debout, il est grand temps de le reconnaître. Le pays est chagriné dans l'épreuve mais notre Président, toujours optimiste, va faire renaître ce symbole de pierre. On verra d'ici cinq ans…
mardi 16 avril 2019
Atelier Lectures, 2
Régine a présenté quatre romans qu'elle a appréciés et ils sont sélectionnés dans le Festival du Premier Roman qui se tiendra à la fin du mois de mai. Si on veut assister à quelques séances de signature, il est préférable d'en lire quelques uns. Régine nous propose "La petite fille sur la Banquise" d'Adélaïde Bon. Violée à l'âge de neuf ans dans le hall de son immeuble, la petite fille grandit dans le déni jusqu'à l'âge de 23 ans. La police l'appelle pour lui annoncer l'arrestation du violeur. Les années de souffrance et de solitude à se battre contre ses méduses vont peut-être cesser. Le Festival a aussi invité Pauline Delabroy-Allard pour son roman d'amour, "ça raconte Sarah", une histoire haletante de passion entre deux femmes. Ce roman a conquis un vaste public depuis la rentrée littéraire. Régine a aussi mentionné "Une vie minuscule" de Philippe Krhajac qui parle de l'enfance abandonnée, de la recherche d'une mère. Un récit sensible et émouvant. Elle a aussi choisi Aurélia Razimbaud pour "Une vie de pierres chaudes", un texte sur l'Algérie avant et après l'Indépendance. Véronique a lu "Joseph" de Marie-Hélène Lafon. Cette histoire d'un paysan solitaire dans une ferme isolée l'a touchée. Sylvie a un coup de foudre irrépressible pour un roman qui l'a enthousiasmée. Il s'agit d'un livre, accompagné d'un CD de chansons qui raconte l'histoire d'un lot de 250 photos achetés sur Internet. Sur ces photos, figuraient des inconnus et l'écrivaine va imaginer leurs vies. Puis, elle part à leur recherche pour savoir ce qu'ils sont devenus. Ce roman enquête d'une originalité indéniable est à découvrir. Danièle a présenté "La plus précieuse des marchandises. Un conte" de Jean-Claude Grunberg. Ce magnifique récit traite de la Shoah sous la forme inattendue d'un conte. Une piqûre de rappel salutaire dans ce monde amnésique où le pire peut encore advenir. Voila pour les coups de cœur du mois d'avril, de futures lectures pour l'été à venir. Plus tard, je consacrerai quelques billets à Jean Rouaud, un écrivain très attachant et que les amies lectrices ont beaucoup apprécié.
lundi 15 avril 2019
Atelier Lectures, 1
L'Atelier Lectures du mardi 9 avril a réuni une bonne dizaine de participantes, toujours aussi motivées par la lecture et les livres. Les coups de cœur ont démarré avec Agnès qui nous a parlé du premier roman d'Estelle-Sarah-Bulle, "Là où les chiens aboient par la queue". Cette saga familiale nous vient de la Guadeloupe depuis les années 40 où les tantes et le père de la narratrice ont passé leur enfance dans un petit village pauvre. Ce récit vif et généreux utilise un langage teinté de créole et raconte aussi l'exil des petits enfants à la métropole dans une grisaille, loin du soleil des tropiques. Agnès a beaucoup appris sur l'histoire de l'île et de ses habitants. Mylène a présenté un ouvrage de Marie-Hélène Lafon, invitée à la librairie Garin en mars. Cette écrivaine singulière, originaire du Cantal, évoque ces terres volcaniques : "Ces lieux façonnent des gens un peu verticaux, austères et tenaces… Ce Nord du Cantal est fondateur ; et le sauvage n'est jamais loin ; il palpite sous l'écorce des choses". Il est temps de découvrir l'écriture et le monde de Marie-Hélène Lafon. Elle sera au programme de l'année prochaine dans l'Atelier… Janine a choisi le dernier roman de Delphine de Vigan, "Gratitudes". Michka, une pensionnaire d'une EHPAD perd peu à peu la parole. Auprès d'elle, Marie, une jeune femme dont elle est très proche et Jérôme, orthophoniste chargé de la suivre l'aident pour faire face à la maladie. Ce roman rencontre déjà un grand succès car il parle de sollicitude, de bienveillance, de gratitude, qualités qui semblent déserter notre société contemporaine. Janelou a émis un doute sur ce type d'ouvrages, utilisant la fibre des bons sentiments. Chacune doit le lire pour se faire une opinion. Janelou a beaucoup apprécié le dernier Lionel Duroy, "Eugenia". Dans les années 30, une jeune étudiante romaine tombe amoureuse d'un romancier d'origine juive. Elle prend conscience de la vague antisémite qui gangrène son pays et sa propre famille. Ce très bon roman brosse le portrait d'une femme dont le courage est un exemple à suivre. Annette a présenté le magnifique roman, "L'art de la Joie", de Goliarda Sapienza, une écrivaine sicilienne peu connue du grand public. Pourtant, elle me fait penser à Elsa Morante : même empathie chaleureuse, même milieu social, même monde attachant. Dans ce livre magistral, l'écrivaine raconte l'histoire de Modesta, née en 1900 sur les pentes de l'Etna. De son enfance misérable et chaotique à son héritage d'une famille de nobles siciliens, Modesta traverse la vie comme une vraie tornade qui dévaste tout sur son passage. J'ai lu ce roman en 2005 quand il a été traduit en français. L'écrivaine l'avait composé dans les années 60 et 70 et l'ouvrage est considéré comme une œuvre majeure de la littérature italienne. A lire cet été à l'ombre… (La suite, demain)
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