Ce roman de Christophe Ono-Dit-Biot commence ainsi : "Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une exhortation. A écrire ce livre, pour toi, mon fils". Le personnage féminin, nommée Paz, a disparu définitivement de la vie de son compagnon. Il est journaliste des pages culturelles dans un hebdo très branché à Paris et il rencontre, lors d'un vernissage, Paz, une femme photographe, originaire d'Espagne. Le narrateur s'adresse à son fils Hector pour lui raconter cette mère si particulière avec laquelle il ne grandira pas. Leur histoire d'amour va se développer dans les Asturies, à Gijón où il l'a rejoint. Paz ne vit l'amour que dans une tension permanente, une passion dévorante et déchirante. César (nom du narrateur) la définit avec ces mots : "C'est ta mère, vibrante, tempétueuse, aquatique, ouverte sur la plus tonique des mers, la mer Cantabrique, venteuse, salée, rebelle à la carte postale." Cette rencontre avec Paz lui sera fatale : il ne pourra jamais la comprendre ni l'aimer dans la quiétude malgré la naissance de leur enfant. Paz se dérobe à tous moments, elle n'est jamais présente et César est amoureux d'une chimère artiste, d'une femme insaisissable. Elle se passionne pour les requins et en adopte un dans le cadre d'une association de sauvegarde des espèces menacées. La naissance de son fils n'a pas d'influence sur sa vie de femme. Et même son art de la photographie est basé sur un malentendu provoqué par une critique de César. Ses photographies de plage peuplée ne glorifient pas la vie mais la souillure des hommes. Elle va se détourner de son succès grandissant car, elle est attirée par le minéral et le végétal sans traces humaines. Sa fascination pour les requins révèle sa recherche d'un absolu qu'elle va chercher du côté de la mer dans un pays arabe. Ce roman offre un beau portrait d'une femme complexe, mystérieuse et attirante. Christophe Ono-Dit-Biot décrit aussi l'air du temps, le côté futile et cruel d'un certain milieu, le monde de l'art contemporain et des médias. Paz ressemble aux héroïnes de Pascal Quignard, dont la solitude et la fragilité les placent dans un au-delà de l'amour humain. Ce roman noir et pessimiste a obtenu le prix de l'Académie française en 2013 et le titre "Plonger" résume le destin choisi et brisé de Paz, la femme mystère et inatteignable, un personnage hors du commun dans sa quête d'une autre "vie"...
des critiques de livres, des romans, des moments de lectures, des idées de lecture, lecture-partage, lecture-rencontre, lectures
mardi 28 janvier 2014
lundi 27 janvier 2014
Rubrique cinéma
J'ai vu récemment le film de Steve Mc Queen, "12 years a slave" d'après une histoire vraie tirée des mémoires de Salomon Northup. C'est donc l'histoire d'un homme noir, violoniste et surtout vivant dans le Nord des Etats Unis en 1841 où sa liberté semble acquise. Il mène une vie de famille confortable et insouciante. Un jour, il rencontre deux hommes qui lui font miroiter un nouveau contrat de travail. Mais, Salomon se retrouve en Louisiane dans un état esclavagiste. Il a été vendu comme esclave et travaille dans une plantation de coton. Il n'a qu'une idée en tête : survivre malgré les vexations du maître, la cruauté des contremaitres, l'indifférence méprisante de la maîtresse du domaine. Les scènes de violence s'enchaînent les unes après les autres et Salomon ne rencontre aucune compassion de la part de ces Blancs esclavagistes qui les considèrent comme des animaux. Ce film montre sans concession, ni compassion la période horrible de l'esclavage. Salomon reste 12 ans prisonnier de ses maîtres et il ne peut ni se sauver, ni s'enfuir. Il essaie d'écrire une lettre pour demander de l'aide mais ses tentatives échouent. Il finira par se libérer en rencontrant enfin un charpentier canadien abolitionniste qui contactera un de ses amis du Nord. On est loin de l'ambiance romanesque et folklorique du film "Autant en emporte le vent"... Les images sur la violence, sur l'injustice, sur la négation de l'humain soulignent l'immense cruauté mentale des esclavagistes, leur incompréhensible comportement, leur mentalité inconsciente devant cette abomination historique. Il faut aller voir ce film âpre, douloureux et inconfortable. Soulignons la performance de l'acteur principal, Chiwetel Ejiofor, d'une humanité rayonnante et d'un courage à toutes épreuves. A voir, pour comprendre les souffrances de tous les opprimés de l'Histoire.
vendredi 24 janvier 2014
"Moment d'un couple"
Ce roman de Nelly Allard se lit avec un plaisir évident. Pour son second opus, elle accroche dès la première page, l'intérêt des lecteurs(trices). Juliette, le personnage principal, informaticienne et heureuse en ménage, apprend l'infidélité de son mari, Olivier. Il avoue à sa femme qu'il a une liaison avec une femme politique de gauche. Le monde de Juliette s'effondre. Au lieu de gémir, de pleurer, d'accepter cette trahison avec fatalisme et de pardonner son mari, elle va décider de sauver son mariage et de se battre contre cette maitresse omniprésente, envahissante, agressive et possessive. Juliette ne veut pas que cette femme "prédatrice", détruise leur vie familiale (ils ont deux enfants) et elle va exiger de son mari qu'il renonce à cette relation amoureuse. Nelly Allard place au centre du roman la femme "trompée", Juliette, qui décuple son énergie pour organiser une stratégie de reconquête à base de sexe et de séduction. Ce pauvre Olivier est ainsi pris en étau entre une femme légitime, redevenue redoutablement amoureuse et une maîtresse de plus en plus folle de rage contre lui. Elle le harcèle constamment au téléphone et même se livre au chantage pour le reconquérir. Sa conduite hystérique l'éloigne d'Olivier qui comprend enfin qu'il s'est fait piéger. Le mari risque en fait de perdre, et sa folle amante et sa fidèle épouse. Ce livre exploite le thème de l'infidélité avec beaucoup d'humour, d'ironie et de lucidité. Le mari se transforme en objet sexuel, en marionnette pitoyable que se disputent deux "lionnes"... Qui va gagner l'homme ? Sa femme ou sa maîtresse ? Lisez donc ce roman pour découvrir le talent d'écriture de Nelly Allard. Elle renouvelle à sa manière le thème de la femme trompée, mille et mille fois utilisé en littérature, mais toujours d'actualité (voir la vie mouvementée d'un personnage au sommet). La trahison, la tromperie, l'imposture nourrissent la littérature depuis la nuit des temps et jusqu'à la fin des temps... En lisant "Moment d'un couple", j'ai eu envie de relire le beau roman de Simone de Beauvoir, "La femme rompue" pour mesurer la différence de traitement cinquante ans après...
mercredi 22 janvier 2014
Atelier d'écriture
Marie-Christine a proposé en ce mardi 21 janvier deux exercices d'écriture : un tirage de quatre mots concernant les transports, les fruits et légumes, les villes et pays, les métiers et un souvenir "radiophonique". Elle nous a lu des extraits d'un livre de Philip Delerm, "Les mots que j'aime". J'ai tiré au sort les mots mangue, sage-femme, Berlin et bicyclette. Voilà mes textes :
Mangue : Quel drôle de mot pour ce fruit ovale, juteux, goûteux, exotique ! Dans nos hivers froids et humides, la mangue devient un morceau de soleil orangé sur ma langue, une coulée de douceur sucrée dans ma bouche, une rondeur assumée dans mes mains, une espérance de maturation dans le panier des fruits où elle réveille les collègues tristounettes, pommes, oranges et poires trop vues, trop familières. Notre mangue fait sa fière, sa maligne, elle triomphe d'être aussi rare et lointaine et surtout elle nous illumine l'hiver... Manguez-vous donc pour lutter contre la morosité ambiante !
Sage-femme : Une sagesse millénaire est nécessaire à toute femme prête à enfanter. Imaginez-vous cette douleur atroce qui vous fend le ventre et le dos : tu enfanteras dans la douleur, disait nos ancêtres bibliques, plutôt misogynes dans les faits. Enfin, une femme d'une sagesse infinie, d'une bonté infinie, a aidé les femmes à mettre leurs enfants au monde en leur épargnant la grande douleur. Cette médecin de l'accouchement, on l'a baptisée sage-femme.
Berlin : le Mur et l'immense joie libératrice des Berlinois en 1989. Réunification, réconciliation, renaissance, un modèle pour le monde, un souffle nouveau de paix et d'espoir, une ville symbole.
Bicyclette : avec deux tt, deux roues, la bicyclette sent l'ancien, le démodé, la nostalgie. De nos jours, on préfère le vélo, plus court, plus véloce, rapide, électrique, sportif, roi du Tour de France. La bicyclette prend son temps, se balade sur un chemin bordé de buissons, roule au son de la chanson de Montand. Féminine, secrète, intime, la bicyclette restera au fond notre premier amour pour un déplacement non utilitaire, une cigale des transports...
Mangue : Quel drôle de mot pour ce fruit ovale, juteux, goûteux, exotique ! Dans nos hivers froids et humides, la mangue devient un morceau de soleil orangé sur ma langue, une coulée de douceur sucrée dans ma bouche, une rondeur assumée dans mes mains, une espérance de maturation dans le panier des fruits où elle réveille les collègues tristounettes, pommes, oranges et poires trop vues, trop familières. Notre mangue fait sa fière, sa maligne, elle triomphe d'être aussi rare et lointaine et surtout elle nous illumine l'hiver... Manguez-vous donc pour lutter contre la morosité ambiante !
Sage-femme : Une sagesse millénaire est nécessaire à toute femme prête à enfanter. Imaginez-vous cette douleur atroce qui vous fend le ventre et le dos : tu enfanteras dans la douleur, disait nos ancêtres bibliques, plutôt misogynes dans les faits. Enfin, une femme d'une sagesse infinie, d'une bonté infinie, a aidé les femmes à mettre leurs enfants au monde en leur épargnant la grande douleur. Cette médecin de l'accouchement, on l'a baptisée sage-femme.
Berlin : le Mur et l'immense joie libératrice des Berlinois en 1989. Réunification, réconciliation, renaissance, un modèle pour le monde, un souffle nouveau de paix et d'espoir, une ville symbole.
Bicyclette : avec deux tt, deux roues, la bicyclette sent l'ancien, le démodé, la nostalgie. De nos jours, on préfère le vélo, plus court, plus véloce, rapide, électrique, sportif, roi du Tour de France. La bicyclette prend son temps, se balade sur un chemin bordé de buissons, roule au son de la chanson de Montand. Féminine, secrète, intime, la bicyclette restera au fond notre premier amour pour un déplacement non utilitaire, une cigale des transports...
lundi 20 janvier 2014
Mes dix essais et récits
J'ai donc choisi en janvier mes 10 meilleurs romans français et mes 10 meilleurs romans étrangers. Je vais continuer ce "palmarès" en proposant cette semaine mes 10 meilleurs essais-récits et mes 10 meilleurs films de l'année. Pour les essais et récits, voici ma sélection :
1. "Marée basse, marée haute" de J.B. Pontalis, un écrivain psychanalyste à lire absolument pour comprendre la psyché humaine, les tourments de l'âme, les chagrins de la vie...
2. "Comment j'ai appris à lire" d'Agnès Desarthe, une écrivaine qui raconte son rejet de la lecture pendant ses études et sa découverte de la littérature, quand elle rencontre les livres dans lesquels elle se reconnaît.
3. "Journal 1973-1982" de J.C. Oates, pour comprendre l'obsession textuelle de cette écrivaine américaine, toujours habitée par ses personnages, dans sa vie comme dans ses rêves.
4. "La nourriture de Jupiter" de Jocelyne François, un essai écrit en 1998 mais intemporel à mes yeux, surtout pour l'évocation de son ami René Char.
5. "Vivre, penser, regarder" de Siri Hustvedt, un recueil de textes de 2006 à 2011, sur ses trois passions : vivre, penser et regarder, une œuvre intellectuelle exigeante et ambitieuse, des explorations sur la mémoire, les émotions, la maladie, l'art, la littérature, etc.
6. "Papiers collés" de Georges Perros, un écrivain français de Bretagne, une philosophie du quotidien, une ironie salutaire, un amour communicatif des mots et de la littérature.
7. "Le goût des mots" de Françoise Héritier, une anthropologue sérieuse se met à jouer avec les mots, une fantaisie jubilatoire à savourer sans modération.
8. "Eclats d'insomnie" de Diane de Margerie, un beau récit sur l'art de vieillir, d'apprécier la vie malgré la maladie et les moments de grâce que nous pouvons vivre à tous les âges.
9. "7 femmes" de Lydie Salvayre, un hommage subtil et chaleureux des grandes créatrices de l'art d'écrire dont la sublime Virginia Woolf.
10. "L'identité malheureuse" d'Alain Finkielkraut, pour sa passion de la culture française, des livres et de la littérature, vécue comme une valeur essentielle.
Voilà pour mes lectures concernant les essais et les récits que j'ai lus avec beaucoup d'intérêt et qui ont nourri mon esprit...
9. "7 femmes" de Lydie Salvayre, un hommage subtil et chaleureux des grandes créatrices de l'art d'écrire dont la sublime Virginia Woolf.
10. "L'identité malheureuse" d'Alain Finkielkraut, pour sa passion de la culture française, des livres et de la littérature, vécue comme une valeur essentielle.
Voilà pour mes lectures concernant les essais et les récits que j'ai lus avec beaucoup d'intérêt et qui ont nourri mon esprit...
jeudi 16 janvier 2014
Rubrique cinéma
Dans l'atelier d'écriture de mardi, Mylène a voulu donner son coup de cœur en choisissant un film, ce qui est inhabituel. Le film en question est celui que j'ai vu lundi : "Philomena" de Stephan Frears. En 1952, Philomena tombe enceinte. Comme elle est vraiment trop jeune, ses parents l'envoient au couvent de Roscrea en Irlande. Alors que l'enfant grandit près d'elle (elle ne peut le voir qu'une heure par jour), un couple d'américains adopte le jeune garçon et un petite fille. Philomena, 50 ans après, contemple une photo ancienne et révèle à sa fille qu'elle a donc un frère dont elle n'a aucune nouvelle. Sa fille réussit à convaincre un journaliste au chômage, Martin, qui accepte d'écrire l'histoire de Philomena et lui promet de retrouver son fils. L'orphelinat n'a jamais voulu donner l'adresse des parents adoptifs et le journaliste va donc mener son enquête en se rendant aux Etats-Unis en compagnie de Philomena. Quand Martin découvre la vérité sur le destin de son fils, Philomena ne s'avoue pas vaincue et veut savoir si son fils pensait à elle, à ses origines irlandaises. En fait, son fils a vécu une vie extraordinaire : après des études brillantes, il était conseiller de Reagan et de Bush, mais sa vie privée semblait plus compliquée. Elle apprend l'homosexualité de son fils et la raison de sa mort à 35 ans à cause du sida. Je ne vais pas dévoiler le dernier secret de cette mère et de ce fils car il faut aller voir ce film, plein d'émotions, de sensations, et même de drôlerie. Le journaliste et Philomena forment un couple inattendu et souvent à contretemps. Il est cynique, désabusé, coléreux et révolté. Elle est au contraire simple, débordante d'espoir, sereine et souriante. Le film s'inspire d'un fait vrai et on n'imagine pas la cruauté de certaines religieuses, élevée à un tel niveau dans ces années cinquante, corsetées par une morale religieuse stupide et inhumaine. Philomena est vraiment un très beau film à voir sans tarder...
mercredi 15 janvier 2014
Atelier de lecture, 2
Pour rester fidèle aux paroles des lectrices de l'atelier, je m'empresse d'écrire le compte rendu de la deuxième partie consacrée aux romans tirés au sort et choisis sur le thème de l'art dans la littérature. Evelyne a évoqué avec plaisir le roman de Mathias Enard, "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", paru en 2010 et ayant obtenu le prix Goncourt des Lycéens. Michel-Ange débarque à Constantinople en 1506 pour concevoir un pont sur la Corne d'Or. Il rencontre des personnages singuliers comme une danseuse espagnole, un poète ottoman, et le choc culturel entre la culture de la Renaissance italienne et le monde ottoman sert de fil conducteur tout au long de ces pages inspirées. Danièle avait tiré au sort "Les nouvelles orientales" de Marguerite Yourcenar dont le célèbre "Comment Wang-Fô fut sauvé" ou comment le peintre considère l'art comme la vraie vie. Ce conte a gardé tout son charme magique et philosophique. Janine s'est distinguée par son sérieux de lectrice car elle a lu à deux reprises le "Terrasse à Rome" de Pascal Quignard, roman un peu difficile d'accès et qui l'a laissée dubitative tout en nous assurant que le livre comportait des beaux passages. Elle a relaté avec force détails la vie du graveur Meaume et de ses amours compliqués. L'œuvre de Pascal Quignard, on l'aime d'emblée dès la première page ou on la trouve bizarre, ridicule et illisible... Geneviève a bien apprécié le livre de Iain Pears, écrivain anglais de thrillers, l'histoire d'une amitié entre un peintre et son critique sous forme de monologue et aussi présenté "Le bateau brume" de Philippe Le Guillou, une histoire familiale avec deux frères jumeaux, l'un est un artiste, et l'autre est attiré par le monde politique. L'écrivain explore le thème de la gémellité avec un talent certain servi par une belle écriture classique et élégante. Régine a lu avec intérêt le roman de l'écrivaine amérindienne Louise Erdrich, "Le jeu des ombres", un huis clos entre un peintre et sa femme, qui est aussi son unique modèle. Elle écrit un journal bleu qu'il lit en secret et un journal rouge pour elle seule. Une écrivaine à découvrir... Mylène a parlé très brièvement de Georges Perec et de son "Cabinet d'amateur". Michelle a bien résumé le roman d'une écrivaine australienne, Fiona Capp, "Portrait de l'artiste en hors-la-loi", un beau récit sur une femme artiste en 1871, mal vue par la bonne société et harcelée par le chef de la police dont elle a repoussé les avances. Ce livre "toujours en mouvement" selon les paroles de Michelle peut plaire à un large public. Janelou a terminé la séance avec le roman d'Antoine Choplin, "Léger fracas du monde", ou l'histoire d'Evariste, artiste-peintre, qui se rend au bord du Lac du Bourget pour peindre sa dernière toile mais au lieu de se mettre au travail, il rencontre des femmes singulières qui changeront sa vie. Le tirage au sort s'est donc révélé plutôt positif. Je tiens aussi à remercier sincèrement mes treize lectrices, toujours aussi motivées pour se retrouver autour des romans et partageant des coups de cœur et des découvertes qui seront certainement des lectures fertiles pour 2014...
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