Les jeunes d'aujourd'hui n'ont jamais entendu parler de Gérard Philippe. Je l'ai constaté en interrogeant mes nièces trentenaires… (Oh, le choc culturel des générations !). Je me suis étonnée devant elles car je leur ai parlé du livre de Jérôme Garcin, "Le dernier hiver du Cid", consacré aux derniers moments du comédien, mort en novembre 1959. Il est mort d'un cancer incurable à l'âge de 36 ans. Sa disparition, en pleine célébrité, a frappé et endeuillé les Français qui adoraient cet homme incarnant la beauté, l'intelligence, l'appétit de vivre. Dans les années 50, il avait réussi à reconcilier la haute culture avec le peuple sous l'égide d'un Jean Vilar, créateur du Festival d'Avignon. Il a incarné le Rodrigue du Cid, Fanfan la Tulipe, le Prince de Hombourg, Julien Sorel dans "le Rouge et le Noir". Jérôme Garcin est lié à Gérard Philippe car il vit avec sa fille, Anne Marie, et cette proximité familiale lui impose ce devoir de mémoire. Il évoque les six derniers mois du comédien entre Ramatuelle et Paris. Son dernier été s'est donc passé dans sa résidence de vacances au milieu des vignes et des pins, entouré de sa femme Anne et de ses deux enfants, Anne Marie, (4 ans) et Olivier (3 ans). Il revient du Mexique où il a joué dans un film de Buñuel et il ressent une fatigue éprouvante. Cet homme impatient vivait dans un tourbillon avec ses films, son théâtre, ses engagements politiques à gauche (PC), ses voyages et sa famille. Il dort très mal, se plaint de maux de ventre, de démangeaisons. Sa femme commence à s'inquiéter et son entourage aussi. Les médecins constatent lors d'une intervention que son cancer hépatique est inopérable. Mais, le comédien n'en saura rien. Anne ne lui révèle pas l'issue fatale : quelques semaines de répit. Mais, il meurt deux semaines plus tard. Jusqu'à sa mort, Gérard Philippe annotait des tragédies grecques, voulait incarner Hamlet au théâtre et se préparait à interpréter Edmond Dantès, comte de Monte-Cristo. Ce récit rappelle le témoignage poignant d'Anne Philippe, dans "Le temps d'un soupir", paru en 1963 chez Gallimard. Cet éternel jeune homme, lumineux et charismatique, a laissé une trace indélébile dans la mémoire du pays. Cet ouvrage rallume à bon escient le souvenir de cette France des années 50 où Gérard Philippe représentait une culture d'excellence à la portée de tous. Un récit émouvant de Jérôme Garcin.
des critiques de livres, des romans, des moments de lectures, des idées de lecture, lecture-partage, lecture-rencontre, lectures
jeudi 16 janvier 2020
mercredi 15 janvier 2020
Atelier Lectures, 2
Agnès a beaucoup aimé un roman de Jeanne Benameur, "L'enfant qui", publié en 2017 chez Actes Sud. Fable, roman, conte, récit fabuleux, poème, ce texte assez court parle d'un enfant en quête de sa mère disparue. La narratrice s'adresse à cet enfant et l'accompagne dans une forêt avec un chien. Le père intervient dans le récit ainsi que la grand-mère. Ce roman très particulier peut enchanter le lecteur(trice) ou le dérouter. Régine a proposé un thriller diplomatique très bien ficelé, "Les saisons inversées" de Renaud S. Lyautey. Un diplomate français est retrouvé mort dans son salon à Paris. Le contre-espionnage prend l'affaire au sérieux et un fonctionnaire du Quai d'Orsay s'occupe de l'enquête qui va le mener jusqu'en Iran et même au-delà. Une lecture agréable où on apprend beaucoup sur ce drôle de milieu, la diplomatie. Mylène avait presque terminé le roman de Jonathan Coe, "Le cœur de l'Angleterre", publié chez Gallimard. L'écrivain anglais chronique l'Angleterre des années 2000 : les émeutes de Londres, la vie politique, les Jeux olympiques, le référendum du Brexit. Comment en est-on arrivé là ? se demande l'auteur qui explore avec son ironie habituelle les désillusions publiques et privées d'une nation en crise. La famille Trotter reprend du service dans ce troisième tome après "Bienvenu au Club" et "Cercle fermé". Les sujets récurrents de son univers romanesque ressurgissent : le problème de l'identité, le politiquement correct, le nationalisme, les relations humaines, l'usure du temps. Mylène nous a donné envie de lire ce roman que l'on peut découvrir sans avoir ouvert les précédents. Annette a bien aimé un roman de Philippe Hayat, "Ou bat le cœur du monde", publié en 2019. A Tunis, dans les années 30, Darius Zaken est frappé de mutisme après la mort de son père. Sa mère l'élève seule et sacrifie tout pour qu'il fasse des études. Mais, le jazz le rattrape et contredit la volonté maternelle. Une autre vie s'offre à lui, plus intense. Il devient musicien et monte sur tous les scènes du monde en passant par l'Europe et l'Amérique. Un auteur à découvrir. Je termine l'évocation des coups de cœur avec le dernier récit de Jérôme Garcin, "Le dernier hiver du Cid", publié chez Gallimard. Les derniers mois de la vie courte de Gérard Philippe (il meurt à 39 ans) sont racontés avec une élégance toute pudique. L'écrivain est marié à la fille de Gérard Philippe. Ce Prince du théâtre a fasciné les Français dans les années 50 et beaucoup l'ont oublié. Ce livre-hommage rappelle de très bons souvenirs pour ceux et celles qui ont connu cet homme magnifique à travers ses films et ses pièces de théâtre. Un très bon récit à lire pour les nostalgiques d'une France qui a bien changé…
mardi 14 janvier 2020
Atelier Lectures, 1
Beaucoup d'absentes pour des raisons diverses liées surtout à la santé aujourd'hui pour le premier rendez-vous de l'année, ce mardi 14 janvier. Nous nous sommes retrouvées en petit comité toujours motivé pour évoquer les coups de cœur et les petits éloges de la collection Folio. Danièle a démarré la séquence "coups de cœur" avec la très passionnante autobiographie d'Edgar Morin, "Les souvenirs viennent à ma rencontre", publiée en juin 2019. Né en 1921, directeur émérite au CNRS, son œuvre abondante connaît un rayonnement international. Il raconte dans ce livre ses "émotions, ses ferveurs, ses douleurs et ses bonheurs" : "Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré". Il relate souvent avec humour son passé de Résistant, ses engagements politiques, son œuvre de sociologue et de philosophe. Il n'oublie surtout pas de parler des femmes de sa vie et de ses amitiés. Il ne cesse encore de se demander à 99 ans (!) "qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ?". Danièle nous a convaincues de lire cette autobiographie chatoyante et intelligente. Odile a bien aimé "Les Grands cerfs" de Claudie Hunzinger. Dans ce roman "écologiste", Pamina habite en montagne avec Nils, son compagnon. Elle est entourée par un clan de cerfs, invisibles et mystérieux. Léo, un photographe animalier, lui propose de guetter ces rois de la forêt. Pamina va découvrir la beauté de la nature et aussi la cruauté des hommes, des chasseurs. Odile a aussi proposé "Changer l'eau des fleurs" de Valérie Perrin. Le personnage principal, Violette Toussaint, est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage se confient dans sa loge. Mais pourquoi Violette s'investit autant dans sa mission ? Il faut lire ce roman empathique pour découvrir son secret. Janine a présenté le Prix Goncourt, "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon" de Jean-Paul Dubois. Un très bon roman avec un héros de tous les jours, concierge amical et généreux, qui va se heurter à la bêtise d'un co-propriétaire. Il va se défendre mais ce geste le conduit en prison. La vie est un peu tragique pour Paul (et pour Jean-Paul Dubois) qui perd sa compagne dans un accident d'hydravion. Un roman qui se lit d'une traite avec un grand plaisir. La suite des coups de cœur, demain.
lundi 13 janvier 2020
Mes dix meilleurs récits et essais, 2
Je poursuis ma liste des dix meilleurs récits et essais. En août, j'ai vraiment beaucoup apprécié l'essai de Lydie Salvayre, "Marcher jusqu'au soir". Avec une humeur ironique et joyeuse, l'écrivaine a écrit son journal de bord après avoir accepté de passer une nuit au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions. Elle évoque aussi son enfance pauvre et son père violent qu'elle redoutait. Un récit attachant et comme j'aime les musées, je me suis retrouvée dans ses interrogations sur l'art. En septembre, je ne pouvais qu'apprécier le livre d'Andrea Marcolongo, jeune auteur helléniste d'un manifeste pour le grec ancien : "La langue géniale, 9 bonnes raisons d'aimer le grec". Elle récidive son chant d'amour pour la Grèce ancienne avec "La part du héros, le mythe des Argonautes et le courage d'aimer". Que nous dit-elle dans cet ouvrage : il faut savoir larguer les amarres, être héros de sa propre vie, accepter de souffrir pour apprendre, oser sans trahir, avoir le courage d'aimer. Les mythes antiques revisités par Andrea Marcolongo ne cessent de parler aux humains de tous les temps. En octobre, comment ne pas choisir le dernier récit de Sylvain Tesson, "La panthère des neiges" ? Une ode à la nature sauvage, un mea culpa sur sa vie d'agité compulsif avant la rencontre avec sa panthère, un éloge du silence, de l'affût, de la contemplation. Un ouvrage dépaysant, rafraîchissant à lire pour s'évader de l'actualité toujours démoralisante. Une pause sereine au milieu d'une nature où les panthères sont encore reines. En novembre, j'ai lu avec émotion le récit de Riss, le directeur de Charlie Hebdo, "Une minute 49 secondes", le temps de l'attentat où les terroristes islamistes ont assassiné l'équipe du journal. Ce texte autobiographique deviendra un des témoignages les plus forts sur cette déflagration sociétale concernant la liberté d'expression, une des conquêtes les plus belles de la démocratie occidentale. En décembre, j'ai retrouvé avec un grand plaisir Jean Giono dans la biographie d'Emmanuelle Lambert, "Giono furioso". Cet essai très enlevé sur cet écrivain mal connu et un peu oublié aujourd'hui m'a permis de découvrir une de ses œuvres : "Jean le Bleu" que je n'avais pas encore lu… Un pur joyau de style, une Provence rugueuse, un portrait attachant de son père. Mes dix meilleurs récits et essais montrent ma insatiable curiosité pour la littérature, l'art, la marche du monde et les voyages. Je me rends compte que la lecture des récits non fictifs commence presque à empiéter sur les romans…
jeudi 9 janvier 2020
Mes dix meilleurs récits et essais, 1
En détaillant ma liste de lectures, je me rends compte que je lis de plus en plus d'ouvrages qui ne relèvent pas de la fiction. Dans la journée, je lis plutôt des essais et le soir, je me berce avec un roman. Je renouvelle la forme de mes coups de cœur de janvier à décembre en évoquant des essais, des récits, des ouvrages de référence, de philosophie. En janvier, j'ai beaucoup aimé "Gaspard de la nuit" de la philosophe Elisabeth de Fontenay. Elle évoque son frère handicapé déjà âgé et lui déclare dans ce texte un amour familial, teinté de douleur. La philosophe cherche à déchiffrer ses trop rares messages, tente l'impossible compréhension d'un frère autiste. Un récit rare et émouvant, surprenant de la part de cette grande philosophe, spécialiste de Diderot. En février, j'ai lu avec intérêt la biographie de Laure Adler sur Simone Weil, la philosophe mystique. Pour comprendre un peu mieux la pensée complexe des philosophes, je lis en amont une biographie, une porte d'entrée moins intimidante que leurs textes. En mars, j'ai été conquise par un écrivain peu connu, Jean Mattern, pour "La perte et autres petits bonheurs". Il évoque un archéologue à Pompéi et le mirage de l'amour, Freud, sa propre psychanalyse, ses pertes et ses deuils, un bilan de vie. En avril, je n'hésite pas à proposer mon plus grand coup de cœur de l'année dans la catégorie "essais" : l'ouvrage de Yannick Haenel, "Solitude Caravage". Comme j'aime l'Italie, ce peintre maudit, la création littéraire, la littérature, ce texte m'a vraiment marquée et je le relirai sans aucun doute. En mai, je me suis intéressée au thème de l'effondrement en découvrant "Le mal qui vient" de Pierre-Henri Castel, philosophe, historien des sciences et psychanalyste. Il constate que l'humanité se trouve au pied du mur. La tentation du pire anime déjà ceux qui savent la fin des temps possible. Un essai pessimiste mais peut-être d'une lucidité éclairante. En juin, encore un document sur la collapsologie, "Comment tout peut s'effondrer" de Pablo Servigne. Ce livre analyse tous les indices des faits provoqués par le réchauffement climatique, l'épuisement des énergies fossiles, la disparition des espèces animales, etc. Si le moral est moyen, je conseille de ne pas lire cet ouvrage… En juillet, je me suis réconciliée avec la légèreté d'être en lisant "Venise à double tour" de Jean-Paul Kaufmann. Ce voyage initiatique dans cette ville aquatique et mélancolique met l'accent sur les églises abandonnées, délaissées et oubliées. Cette évocation d'une Venise au bord de l'effondrement rend la cité des Doges encore plus précieuse, plus émouvante, plus désirante. La suite, demain.
mardi 7 janvier 2020
Mes dix meilleurs romans de 2019, 2
Le mois d'août est toujours un temps fort pour la lecture où j'ai lu une majorité de romans, j'ai préféré "La salle de bal" d'Anna Hope. Cette romancière anglaise prend la relève littéraire après Doris Lessing, Anita Brookner, Penelope Lively et bien d'autres magiciennes britanniques. Elle raconte le sort de ces pauvres femmes, enfermées dans des asiles pour des raisons dérisoires. Une improbable histoire d'amour naît entre un pensionnaire masculin et l'héroïne du récit. En septembre, la rentrée littéraire est un rendez-vous incontournable pour découvrir les nouveautés qui vont rythmer l'automne jusqu'aux prix. Dans les parutions de la rentrée, j'ai surtout retenu "Les choses humaines" de Karine Tuil qui méritait le prix Goncourt. Après le mouvement "Me Too" qui dénonçait l'harcèlement sexuel après l'affaire Weinstein, l'écrivaine s'est saisie d'un fait divers aux Etats Unis : un viol perpétré par un étudiant qui ne semble pas mesurer la portée criminelle de son acte. Ce roman dense, percutant, social évoque ce sujet délicat et universel. En octobre, j'ai redécouvert Marie-Hélène Lafon avec "Joseph" et "Pays". Son monde paysan du Cantal est décrit avec un style ciselé, aux accents flaubertiens. Son œuvre, influencée par Pierre Michon et par Pierre Bergougnioux, s'installe définitivement dans le panorama de la littérature française. En novembre, je n'ai aucun doute sur mon choix : "Car la nuit approche" de l'écrivaine néerlandaise, Anna Enquist. Ce très beau roman constitue la suite de "Quatuor". Quatre amis musiciens composent un quatuor amical. Ils vont vivre un agression violente traumatisante ensemble. Mais, chaque membre du quatuor ne réagit de la même façon. La "nuit approche" pour un des personnages du groupe, Caroline, qui va chercher en Chine, une raison de survivre. L'irruption de la violence aveugle au sein d'une communauté amicale remet tout en question. En décembre, j'ai vécu une belle surprise en choisissant par hasard "Un monde sans rivage" d'Hélène Gaudy. Une vraie découverte pour ce livre pris par hasard sur la table des nouveautés de la Médiathèque. Grâce à l'imagination fantastique d'Hélène Gaudy, j'ai partagé l'aventure arctique de ces trois scientifiques perdus sur la Banquise. J'ai senti la détresse de ces hommes perdus, seuls au monde, d'un courage surhumain. Ils savaient peut-être qu'ils ne s'en sortiraient pas et pourtant, ils ont lutté pour leur survie. Voila pour mes dix meilleurs romans de l'année dernière. Je n'ai pas respecté la parité hommes-femmes car j'ai proposé huit femmes et deux hommes… Tant mieux, la qualité littéraire change de camp ! La littérature n'est ni égalitaire, ni paritaire… On dit que la majorité des lecteurs sont des femmes et je me suis retrouvée peut-être davantage dans un monde décrit par elles…
lundi 6 janvier 2020
Mes dix meilleurs romans de 2019, 1
L'an 2019 s'en est allé, bonjour 2020. Le temps des bilans est arrivé. Voila mes dix romans préférés en 2019 dans l'ordre chronologique de janvier à décembre. Je ne préfère pas établir un classement préférentiel car mes coups de cœur ne se mesurent pas d'excellent à médiocre. Les titres que j'indique ont surnagé dans ma mémoire (parfois encombrée par les années…) et m'ont laissé un souvenir indélébile. En janvier, j'ai choisi le roman de Michel Houellebecq, "Serotonine". Même si j'ai préféré "Soumission", cet ouvrage prophétique évoque l'esprit du temps avec la rébellion d'un agriculteur ruiné, la recherche de l'amour, le mal-être du narrateur, la solitude contemporaine, la sexualité tarifiée, la violence sociale. Même si on n'est pas attiré par l'univers un peu glauque de ce grand contemporain, je recommande évidemment la lecture de toute son œuvre. En février, une des nouveautés de la rentrée m'a beaucoup intéressée : "Chien-loup" de Serge Joncour qui se lit d'une traite. Retour à la nature d'urbains fatigués, une légende rurale, un secret familial, des personnages gionesques. En mars, j'ai redécouvert avec admiration les récits autofictionnels de Jean Rouaud avec "Kiosque", "Misère du roman", "Une façon de chanter", "Un peu la guerre". A mes yeux, un écrivain majeur d'aujourd'hui, un Proust des classes modestes, un monde perdu et retrouvé grâce à la fée littérature. En avril, j'ai beaucoup aimé "Une amie de la famille" de Jean Marie Laclavetine. La noyade de la sœur du narrateur a provoqué un séisme familial et cette jeune femme était devenue une amie pour nier sa disparition. Un beau récit sur le deuil et la résilience. En mai, je n'hésite pas à rappeler l'extraordinaire saga d'Elena Ferrante, "L'amie prodigieuse" en quatre tomes et j'ai lu "L'enfant perdu" avec un très grand plaisir et aussi avec nostalgie, le dernier volume. A lire absolument ne serait-ce que pour l'Italie. En juin, "La danse du temps" d'Anne Tyler a confirmé mon intérêt pour cette romancière américaine, spécialiste de beaux portraits féminins en pleine crise existentielle. Elle analyse finement les couples vieillissants, les relations familiales, la classe moyenne américaine. En juillet, j'ai succombé au charme d'une écrivaine italienne, Goliarda Sapienza. J'avais lu le magnifique "L'art de la joie" et j'ai lu ses récits autobiographiques : "L"université de Rebibbia" et "Les certitudes du doute" où elle raconte son passage en prison et le retour à la liberté. La solidarité féminine n'est pas un vain mot pour cette sicilienne volcanique. La suite, demain.
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