Régine a bien apprécié une nouvelle de Katherine Mansfield, "La Garden party" et elle a tout de suite évoqué l'écriture pointilliste de l'écrivaine néo-zélandaise (1888-1923) à la vie trop brève. Ce dernier recueil, publié du vivant de son auteur, explore son univers poétique et impressionniste. Dans cette nouvelle, la famille Sheridan prépare une soirée entre amis et chaque personnage s'agite pour réussir cette réception. Mais, ils apprennent la mort d'un voisin, un pauvre charretier. La famille se pose tout de même la question de leur soirée. Faut-il l'annuler ? Bien évidemment, ce mort anonyme et modeste ne va pas quand même gâcher leurs réjouissances... L'écrivaine observe la comédie humaine avec une acuité profonde, teintée d'humour et de tendresse. Toutes les nouvelles du recueil comportent cette touche "mansfieldienne", d'un charme parfois suranné mais tellement exquis. Cette grande écrivaine, soeur de coeur de Virginia Woolf, possède un don pour décrire par petites touches délicates des "instants de vie", selon la formule woolfienne. Dans chacune de ses nouvelles, surgissent un sentiment de solitude, une angoisse de la mort, mais aussi et surtout, le goût intense de la vie dans ses manifestations les plus concrètes comme un bouquet de fleurs, un rayon de soleil, un paysage, le sourire d'un bébé, l'odeur de la lavande et tant de sensations à saisir pour les décrire grâce à l'écriture. Il faut vraiment découvrir ou relire Katherine Mansfield dès cet été. Odile Bo a présenté les cinq nouvelles de Sylvain Tesson, "L'éternel retour", publié en Folio. Dans chaque nouvelle, l'écrivain voyageur utilise l'ironie envers notre société. Ces textes ressemblent davantage à des "fables", car le sous-texte suggère des critiques sur le progrès dans "L'asphalte" ou sur l'élevage intensif dans "Les porcs". La nouvelle "Le Lac" avec un personnage touchant change de registre. Ce dernier atelier consacré aux nouvelles a donc mis en valeur Henry James, Virginia Woolf, Katherine Mansfield et Sylvain Tesson. Par contre, d'autres recueils n'ont pas été lus à cause de l'absence de quelques lectrices. Dommage pour Cesare Pavese, Bernhard Schlink, Elsa Morante et Ludmila Oulitskaia. Ce sera pour un prochain atelier;..
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