mardi 3 mars 2026

Atelier Littérature, les coups de coeur, 1

 Après la séquence sur l'héritage dans la littérature, Janelou a présenté le dernier prix Goncourt, "La Maison vide", publié chez Minuit. Une histoire d'héritage en quelque sorte. Ce roman s'est déjà vendu à plus de 500 000 exemplaires, un chiffre réjouissant pour tous les amoureux d'une littérature ambitieuse dans le meilleur sens du terme. Janelou nous a fait partager ce coup de coeur passionnant que les 700 pages n'ont pas effrayée. Comment relater cette fresque familiale tout en sauvegardant l'intéret de la découverte ? Notre amie lectrice a quand même révélé quelques événements de cette maison vide, un "métaroman" selon une critique du Monde des Livres. Elle ajoute aussi qu'un "roman est comme une maison vide qu'il faut remplir de personnages et de récits pour la faire vivre". Le narrateur cherche à comprendre les secrets de sa famille et il se met à fouiller son passé, des années 1880 aux années 1950, de ses arrière-grands-parents jusqu'à son propre père. Des personnages défilent ainsi dans le brouhaha de la grande Histoire, des deux guerres mondiales au rôle des femmes dans ces périodes où les hommes se battent sur le front. Nous croisons Marguerite, la grand-mère, effacée dans les photos, Marie-Ernestine avec son amour du piano et son mariage subi. Janelou nous a lu des passages et j'ai retenu la citation de Laurent Mauvignier : "C'est parce que je ne sais rien ou presque rien de mon histoire familiale que j'ai besoin d'écrire une sur mesure". Pour Janelou, ce grand roman "proustien" est un "incontournable" d'aujourd'hui. Donc à lire cet été ! Odile Bo a présenté un roman historique, "L'affaire de la rue Transnonain" de Jérôme Chantreau. Dans la France de 1834, la monarchie réprime de plus en plus les émeutes du peuple. A Paris, l'armée abat les habitants d'un immeuble situé dans cette rue Transnonain. Ces habitants étaient-ils des insurgés ? Non. Cet immeuble logeait des vieillards, des femmes et des enfants. Un des faits divers les plus tragiques de l'époque. L'auteur mène l'enquête et veut rendre justice à ces victimes méconnus. Ce roman très documenté a emporté l'adhésion totale de notre lectrice amie. Danièle a choisi un premier roman d'Alice Renard, "La colère et l'envie". Isor, une petite fille, mutique et rebelle, rencontre Lucien, un voisin retraité avec lequel elle devient amie. Cet ouvrage a beaucoup intéressé Danièle pour sa poésie et pour la singularité du sujet. Agée de 21 ans, cette jeune écrivaine a reçu plusieurs prix littéraires. 

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