Nathan Hill, écrivain américain, né en 1975, a écrit un premier roman, "Les Fantômes du vieux pays" en 2017, publié chez Gallimard dans la collection "Du Monde entier". Ces 670 pages marqueront la littérature américaine du XXIe siècle. Dès que je l'ai ouvert, je ne l'ai plus lâché. Le personnage central se nomme Samuel Anderson, jeune écrivain et professeur d'anglais à l'Université de Chicago. Il passe à côté d'un fait divers : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante, Faye Andresen-Anderson, est surnommée par les médias la Calamaty Packer. En fait, ce professeur était trop occupé à jouer en ligne dans le "Monde d'Elfscape". L'emprise des jeux vidéo est vraiment un des meilleurs thèmes du livre tellement cette vie virtuelle envahit l'imaginaire du personnage central. La vie virtuelle semble prendre le dessus. Faye n'est autre que sa mère qui a abandonné Samuel à l'âge de onze ans. L'éditeur de Samuel le menace de le poursuivre en justice s'il ne termine pas le roman qu'il a promis. En désespoir de cause, Samuel saisit l'incident de sa mère qu'il a enfin reconnue pour raconter la vie mystérieuse de cette femme rebelle. Nathan Hill s'empare ainsi d'un personnage féminin qui traverse l'Histoire américaine de 1968 à 2004. Faye a rencontré le père de Samuel quand elle était très jeune. Elle a connu la période hippie, les mouvements radicaux de l'époque quand elle suivait ses études à Chicago. L'écrivain impose un rythme de lecture haletant entre ces années 60 et les années 2000 avec une temporalité très dynamique. Ainsi, Samuel se retrouve accusé de harcèlement par une étudiante à qui il reprochait un plagiat dans un devoir. Il accepte aussi de rencontrer un joueur pour évoquer ses mésaventures familiales et professionnelles qui va l'aider à comprendre les origines du chaos familial. Il se souvient encore de la phrase que sa mère lui a susurrée en le quittant, vingt cinq ans avant : "Les choses que tu aimes le plus sont celles qui un jour te feront le plus de mal". Le jeune homme va finir par retrouver cette mère fugueuse et après toutes ces années perdues, comment vont-ils renouer un dialogue ? Ce roman magnifique brosse un portrait de l'Amérique d'aujourd'hui tout en puisant l'inspiration dans un passé turbulent et fondateur de la modernité. Samuel mène son enquête sur les raisons de son abandon, sur un grand-père mutique d'origine norvégienne, privé de sa mémoire. Qui était sa mère ? Que cache-t-elle comme secrets ? Va-t-elle lui dire la vérité ? Je ne donnerai aucune autre indication car cette fresque américaine constitue de belles heures de lecture pour découvrir la complexité de ce pays, des personnages, de l'histoire sociale. Et en prime, un humour féroce, une lucidité revigorante, une puissance imaginative formidable. Un premier roman remarquable,... J'attends son second avec beaucoup de curiosité
des critiques de livres, des romans, des moments de lectures, des idées de lecture, lecture-partage, lecture-rencontre, lectures
lundi 11 janvier 2021
vendredi 8 janvier 2021
Les livres, des cadeaux essentiels
Quel plaisir de pénétrer dans sa librairie préférée ! Je me souviens des trois mois de fermeture au printemps, à l'automne et de ma nostalgie de ne plus feuilleter les livres sur les tables. Avant un troisième confinement qui nous menace en fin janvier avec le nombre quotidien des contaminés, j'ai profité de soutenir ma librairie chambérienne préférée : Garin. Je vais régulièrement aussi chez Decître pour leur fonds important. Ce mardi, la rentrée littéraire de l'hiver bat son plein. J'aime cette période de l'année qui apporte son lot de belles surprises. Ainsi, je n'ai pas résisté à un inédit de Julien Gracq, "Nœuds de vie". Cet écrivain peu lu est pourtant l'un des plus grands prosateurs du XXe siècle. J'ai ouvert un récit autobiographique de Robert Bober, "Par instants, la vie n'est pas sûre", publié chez POL. Il m'a suffi de l'ouvrir et de lire ceci : "Oui, les souvenirs, il faudrait pouvoir leur parler. Ils doivent tout savoir de nos regrets, de nos remords". Je ne pas longtemps résisté à acquérir le dernier Chantal Thomas, "De sable et de neige" où l'autrice écrit : "L'insaisissable m'a donné la clef du monde". Ce dernier récit décrit l'art de vivre l'instant. Une splendide fresque pour célébrer la beauté des choses et la puissance de leur silence, lit-on dans la quatrième de couverture. J'avais commandé chez Garin via le site, "Chezmonlibraire.fr", deux livres d'art qui marquent toujours la tradition de Noël, offerts par mes proches. Cette année, j'ai choisi un ouvrage sur "Giorgio de Chirico et la peinture métaphysique", publié chez Hazan. Comme j'avais vu l'exposition au Musée de l'Orangerie en fin septembre à Paris, je voulais garder une trace de ma visite. Ce peintre italien me fascine avec ses toiles mystérieuses, avec ses références constantes de l'Antiquité, ses personnages sans visage, sa vision d'une architecture sans présence humaine. Chaque toile pose un point d'interrogation et l'aspect métaphysique de sa peinture est bien expliqué dans ce livre d'art. Le deuxième livre cadeau a tout de suite attiré mon attention : "Ruines, une histoire universelle, des origines aux Lumières", d'Alain Schnapp, publié au Seuil. L'historien s'appuie sur des sources archéologiques magnifiquement illustrées. Œuvre d'une vie, ce livre essentiel pour les amateurs d'archéologie évoque toutes les civilisations disparues, englouties par le Temps mais seules, leurs ruines témoignent de leur existence. Recevoir des livres ou les offrir en toutes occasions, du premier janvier au 31 décembre, voilà un objectif à réaliser qui rend manifestement heureux surtout dans ce présent anxiogène où le virus rôde toujours autour de nous. Les livres peuvent servir de rempart face à cet ennemi sournois et fatal...
jeudi 7 janvier 2021
Retour aux Classiques
Cette année, j'ai ressenti l'envie de retourner vers les classiques. Evidemment, je lis en majorité des nouveautés dans tous les domaines en particulier dans la littérature française et étrangère. Plus j'avance en "âge", plus je me dis qu'il faut relire des romans ou des essais que j'avais beaucoup aimés. Cette urgence m'est apparue ces derniers temps et j'organise mes lectures pour intégrer ces classiques. Ainsi, en 2020, j'ai relu Jean Giono : "Jean Le Bleu", "Colline", "Un de Baumugnes", "Pour saluer Melville". J'ai savouré son style imagé, charnel, sensible, poétique. Et je suis même partie à Manosque pour visiter sa maison de famille. Je l'imaginais derrière son bureau avec sa pipe, ses dictionnaires, son encrier et son cahier. Le silence régnait dans cette pièce où son imaginaire fabuleux lui dictait ses histoires universelles. Un Homère français : quelle chance de le lire dans notre langue ! Evidemment, je relis Albert Camus tous les ans. Cette année, "La peste", un conte moral ultra contemporain, un récit hallucinant sur la contagion comme on le vit encore aujourd'hui. J'ai aussi redécouvert "La Chute", un des meilleurs romans d'Albert Camus. Je me donne aussi rendez-vous avec notre plus grand écrivain vivant : Milan Kundera. Son roman, "L'Ignorance" m'a encore surprise par son intensité : que veut dire revenir dans son pays alors que tout a changé ? En le relisant, j'ai encore mieux compris son univers si complexe. J'ai aussi fait un tour chez Georges Perec et son "Espèces d'espaces", formidable récit oulipien et facétieux. En visitant la galerie Gallimard à Paris sur quelques écrivaines françaises, j'ai réouvert "Le Ravissement de Lol V. Stein" de Marguerite Duras. Un roman fascinant d'une modernité prémonitoire sur une femme étrange et étrangère à elle-même. J'ai aussi découvert les récits poignants de Charlotte Delbo qui relate son expérience des camps de concentration. Un écrivain que j'avais lu dans ma jeunesse est réapparu dans mes lectures : Henry James et son "Portrait de femme", un roman dense, proustien, psychologique sur l'effacement d'une héroïne et son renoncement à vivre par elle-même. Quels sont les écrivains classiques et contemporains qui vont m'accompagner en 2021 : Certainement Marguerite Yourcenar, Julien Gracq, Annie Ernaux, Virginia Woolf... Je devrais disposer de plusieurs vies pour m'adonner à cette passion : la littérature !
mercredi 6 janvier 2021
Mes 10 récits préférés de l'année
Je continue le bilan de mes lectures en proposant une liste des 10 récits qui m'ont le plus marquée en 2020. Très longtemps, je lisais presque exclusivement des romans et peu de documentaires. Et maintenant, je porte une attention plus intense envers les livres "non-fictionnels". Ma curiosité envers la philosophie, l'Histoire, la sociologie, les voyages, la critique littéraire me pousse à lire ou à relire des ouvrages documentaires dans des domaines divers. Je consacre au minimum une à deux heures par jour pour ouvrir un de ces essais vivifiants pour ma vie intellectuelle. J'ai donc lu une vingtaine de documents et j'ai particulièrement apprécié ceux qui figurent dans la liste suivante :
- "Le Consentement" de Vanessa Springora : l'emprise d'un écrivain sulfureux sur la narratrice quand elle était adolescente. Un récit autobiographique sincère, utile, courageux pour dénoncer les prédateurs sexuels.
- "Hors de moi" de Claire Marin : un récit personnel, sensible d'une philosophe sur sa maladie auto-immune. L'auteur de "Ruptures" parle d'une catastrophe intime douloureuse sans pathos et avec une stoïcisme admirable.
- "Café Vivre" de Chantal Thomas : un éloge des bars, des cafés, des rencontres, de l'art de vivre à la française. En période de confinement, un manque cruel de tous ces lieux conviviaux et chaleureux. Le charme de Chantal Thomas.
- "Ci-gît l'amer" de Cynthia Fleury : un ouvrage clair, précis, fondamental sur le sentiment du ressentiment, sur l'amertume d'être avec l'espoir d'effacer cet effondrement psychique qui empêche de vivre. Une philosophe psychanalyste passionnante à lire.
- "Le bonheur, sa dent douce à la mort" de Barbara Cassin : une autobiographie intellectuelle originale. Un hommage à son compagnon, des rencontres, une vie audacieuse, iconoclaste.
- "La Voyageuse de nuit" de Laure Adler : un voyage autour du vieillir, de l'âge mûr, de ce temps libre et libéré, un essai personnel mais aussi sociologique, culturel. Une Laure Adler en pleine forme et fière de ses 70 ans. Une lecture euphorique.
- "La joie est plus profonde que la tristesse" de Clément Rosset : un philosophe contemporain incontournable, malicieux et profond, compréhensible et empathique.
- "La vie ordinaire" d'Adèle Van Reeth : un essai sur la notion de vie ordinaire pour une journaliste de France Culture, animatrice des Chemins de la Philosophie. Elle se dévoile sans fard et évoque sa maternité au sein d'une famille recomposée.
- "De la forme du monde" de Belinda Cannone : une façon d'habiter le monde poétiquement en arpentant la montagne. Un récit jubilatoire sur la beauté du monde.
- "La leçon de ténèbres" de Léonor de Recondo : un récit halluciné sur le peintre El Greco dans un musée de Tolède.
Voilà les 10 récits les plus marquants dans ma vie de lectrice en 2020. L'année 2021 va-t-elle me réserver de belles découvertes ? Certainement !
mardi 5 janvier 2021
Retour à l'Océan
Enfin, l'année 2020 s'est terminée avec un confinement limité imposant un couvre-feu dès 20H. Je n'avais pas pris l'avion depuis un an et je me suis décidée quinze jours avant Noël pour passer les derniers jours de l'année dans mon pays natal : la Côte basque. Malgré un temps exécrable où la pluie battante rythmait mes sorties, j'ai profité de l'air marin iodé à haute dose. Dès le premier jour de mon arrivée, je me suis baladée à la Chambre d'amour, une de mes plages préférées. Revoir les vagues, les mouettes, les surfeurs, le sable, les bois morts sculptés m'a procuré un bonheur particulier que Romain Rolland définissait comme le sentiment océanique. Une certaine relation fusionnelle avec l'élément de nos origines : l'eau. N'oublions pas que les humains se sont développés dans l'océan : les poissons ont marché sur le sable, se sont transformés en animaux vertébrés, etc. Notre mémoire se souvient de l'air salé, de l'eau salé, du contact de l'eau. Comme une matrice originelle. Quand je regarde l'océan, mon esprit s'absorbe dans la contemplation des mouvements incessants des vagues. J'oublie le temps, j'oublie les soucis, j'oublie tout et je deviens vague, écume, gouttelettes, courants marins. Je m'étale sur le sable longuement, lentement. Un grand artiste allemand, Anselm Kiefer, expliquait dans un documentaire sur Arte, la fascination des humains pour l'univers marin, source de vie et d'énergie. J'ai vu l'océan tous les jours, le matin et l'après-midi dès que la pluie cessait. Mais, j'ai aussi reçu des vagues pluvieuses quand je m'avançais trop sur la promenade. Les gouttes d'eau semblaient salées... Un grand bain de vastes paysages où mer, ciel, sable se mélangent dans des tons de gris et de beige avec parfois une apparition furtive du soleil capricieux. Malgré la fermeture des restaurants, des cinémas, des lieux culturels qui me rappelaient la présence du virus, du confinement limité, le spectacle de l'océan me suffisait amplement. Captée par la beauté océanique, captivée par l'énergie des vagues, j'admirais les surfeurs qui composaient un ballet digne d'un opéra baroque. Les mauvaises vagues de l'année 2020 se sont écrasées dans le passé et les nouvelles arrivent avec un espoir fou d'un vaccin qui va les empêcher d'engloutir notre esprit encrassé par ces mois où j'ai vu le monde culturel s'effondrer : librairies fermées, bibliothèques closes, cinémas éteints, restaurants échoués dans les villes. Cette escapade à Biarritz, malgré le danger viral, a décapé mon esprit, l'a revitaminé. J'ai ressenti l'énergie des vagues dans mon corps et quand je marchais au bord de l'océan, j'imaginais la pousse des ailes dans mon dos et je me voyais virevolter comme les mouettes ! Un retour à l'océan, une parenthèse bénéfique et thérapeutique !
lundi 28 décembre 2020
Mes 1O romans étrangers préférés de l'année
Mes coups de cœur pour les 10 romans étrangers se situent dans la zone anglophone et un peu latine. Pourquoi privilégier la littérature anglaise, américaine, italienne, espagnole et allemande au détriment d'autres continents littéraires ? Peut-être que la réponse se trouve chez les éditeurs en particulier chez Gallimard qui cultive l'art de la qualité littéraire et de la traduction. Mes goûts littéraires sont portés par la langue qui façonne un univers commun. J'ai aussi besoin de partager un ensemble de valeurs esthétiques transmises depuis des siècles, d'Homère à Milan Kundera. Il ne faudrait pas les nommer "étrangers" ces romans qui parlent de nous, que l'on soit à New York ou à Rome, à Berlin ou à Londres, un espace géographique commun assez vaste, tout de même. Mais on pourrait me reprocher mon manque de curiosité pour des continents plus lointains comme l'Asie ou l'Afrique. En 2021, je me promets de franchir quelques milliers de kilomètres de plus pour découvrir des univers romanesques certainement riches de singularités. Voila mon palmarès :
- "Nos espérances" d'Anna Hope : un roman formidable sur l'amitié féminine, les destins accomplis ou contrariés des héroïnes. Cette écrivaine anglaise est la digne représentante de ses aînées comme Doris Lessing, Margaret Drabble, Anita Brookner, etc.
- "La vie mensongère" d'Elena Ferrante : la magie de l'Italie, l'univers féminin, le mensonge ou l'art de survivre. Irrésistible, Elena Ferrante.
- "Faits, autobiographie d'un romancier" de Philip Roth : un récit majeur dans l'œuvre de Philip Roth avec sa lucidité, sa sincérité et son audace. Une confession et des clés pour comprendre cet immense écrivain américain.
- "Le Royaume des Ombres" d'Arno Geiger : le monde germanique qui s'effondre, un jeune soldat Viennois fuyant la guerre, une fresque historique.
- "Le Cœur de l'Angleterre" de Jonathan Coe : une méditation douce-amère sur les relations humaines, un portrait de l'Angleterre des années 2010 avec ses crispations identitaires. Un écrivain incontournable de la littérature anglophone.
- "Les Secrets de ma mère" de Jessie Burton : une jeune fille à la recherche d'une mère disparue, un huis clos avec son ancienne compagne, écrivaine oubliée. Comment vivre sans l'amour d'une mère ?
- "Berta Isla" de Javier Marias : un formidable portrait de femme et une analyse d'un couple singulier où l'un pratique un secret inavouable car il est espion. Un roman détonant et ambigu.
- "Furies" de Lauren Groff : un couple infernal, un amour infernal, un roman infernal et des secrets de famille enfouis.
- "La Persuasion des femmes" de Meg Wolitzer : un roman féministe, des militantes attachantes avec des rivalités redoutables et des complicités inévitables, l'esprit des luttes pour le droit des femmes.
- "Les Fantômes du vieux pays" de Jonathan Hill : un roman américain époustouflant où le personnage principal, Samuel, se retrouve avec une mère rebelle après quelques années où elle l'avait abandonné à l'âge de onze ans. Une fresque mémorable sur la modernité, l'emprise de la technologie, un décryptage lucide et teinté d'humour.
10 romans étrangers d'une densité romanesque intense. Une lecture du monde contemporain occidental, une analyse du couple, de l'amour, des femmes, de l'Italie aux Etats-Unis. Une excellente année littéraire !
vendredi 25 décembre 2020
Mes 10 romans français préférés de l'année
J'ai revu mes listes mensuelles de lectures avec une moyenne de huit à dix livres par mois... Si je multiplie par 12, j'arrive à presque une centaine par an. Lecture de romans mais aussi lecture d'essais et de beaux livres d'art. Un an est déjà passé et comme je respecte la tradition, j'aime faire un bilan en démarrant par la littérature française. Aucune hiérarchie dans la liste donc voilà ces dix romans :
- "Avant que j'oublie" d'Anne Pauly pour le sujet du deuil traité avec une vitalité certaine, un inventaire à la Prévert et une nouvelle écrivaine qui promet.
- "Fille" de Camille Laurens, un roman autofictionnel sur l'identité féminine, un hommage à la condition féminine.
- "Histoire du Fils" de Marie-Hélène Lafon, prix Fémina, pour l'écriture, pour la famille, pour la saveur d'un terroir.
- "L'enfant de Ingolstadt" de Pascal Quignard, un conte composé par un écrivain d'exception, un classique contemporain.
- "Nature humaine" de Serge Joncour, une saga française passionnante des années 70 à 2000 dans la campagne française.
- "Le Grand Vertige" de Vincent Ducrozet, un livre vertigineux sur l'état de la planète, écologique, inquiétant et un style convaincant.
- "La Nuit Atlantique" d'Anne-Marie Garat, un grand roman océanique en Gironde avec un personnage féminin à la recherche d'un nouveau souffle.
- "Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier, un thriller littéraire, une histoire de la violence latente et un huis-clos palpitant.
- "Papa" de Régis Jauffret, un récit très fort sur un père mutilé par la vie à cause de sa surdité et une réhabilitation de la part de son fils écrivain.
- "Saturne" de Sarah Chiche, un roman psychanalytique sur les traumatismes familiaux, sur l'absence du père et sur les non-dits mortifères.
Voilà pour ma liste de mes dix meilleurs romans français de l'année 2020. La littérature française me semble en excellente forme et je suis sûre que l'année prochaine me réservera de belles rencontres. Sans vouloir le faire, j'ai respecté la parité : cinq hommes et cinq femmes, tous des écrivains de grand talent à suivre.