lundi 3 février 2025

"Madame Bovary", Gustave Flaubert, 1

 Comme je le dis souvent dans ce blog, je retrouve le chemin des classiques avec délectation. Je redécouvre ainsi mes grands écrivains qui m'ont fait aimer la littérature : Flaubert, Stendhal, Balzac et Proust pour citer mes préférés. Le roman de Flaubert, "Madame Bovary", paru en 1857, se savoure avec plus d'intensité après une deuxième lecture. Emma représentait, à mes yeux, le modèle des femmes insastifaites, frustrées, déçues par la goujaterie de leurs amants. Je la trouvais un peu "idiote" de se laisser berner aussi facilement. Aujourd'hui, je la comprends mieux dans son désir d'être heureuse. Son balourd de Charles devient éperdument amoureux d'elle quand il la voit pour la première fois chez le père Rouault. Comme elle s'ennuie dans la ferme familiale, elle accepte de le revoir et finit par se marier avec ce médecin de campagne, loin d'être séduisant. Quand elle rêve de son mariage, elle pense à une cérémonie aux chandelles vers minuit. Evidemment, Charles ne comprend rien aux rêves de princesse de sa femme. Le poison du romantisme s'infiltre dans ses veines car, dans ses jeunes années adolescentes, elle lisait des romans à l'eau de rose où les princesses et les chevaliers peuplaient son imagination : "Elle était l'amoureuse de tous les romans, l'héroïne de tous les drames". La lecture peut aussi jouer un rôle déformant comme le Don Quichotte avalant des romans de chevalerie et se transformant en héros factice devant les moulins à vent. Charles constate que son épouse souffre des "nerfs". A cette époque, le mot dépression ne faisait pas partie du vocabulaire flaubertien. Il reçoit une invitation du marquis d'Andervilliers pour assister à un bal. Emma en sort éblouie par ce monde tellement différent du sien. Charles décide alors de quitter son bourg trop campagnard pour Yonville, une petite ville plus animée. Apparaissent dans le roman des personnage secondaires, hauts en couleurs, dont le stupide Homais, pharmacien herboriste, progressiste et voltairien, le notable de province par excellence qui sait tout sur tout. Emma donne naissance à sa fille, Berthe, mais elle est déçue car elle voulait un garçon. Le réel la contrarie constamment : elle n'éprouve rien pour son mari, ni pour sa fille qu'elle confie à une nourrice. Comme elle veut vivre avec passion, elle se lance dans une aventure amoureuse avec Rodolphe, un hobereau sans foi ni loi qui se moque de cette pauvre Emma, rêvant de fuir sa famille et son milieu petit-bourgeois. Elle se disait : "J'ai un amant, un amant ! Se délectant à cette idée comme à celle d'une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc possèder enfin ces joies de l'amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré". Emma Bovary ou les "Illusions perdues". Gustave Flaubert avait lu et bien lu Balzac !  (La suite, demain)

mercredi 29 janvier 2025

"Une seconde vie", Dermot Bolger

 Comme j'ai choisi la littérature irlandaise pour l'Atelier Littérature de février, j'ai lu récemment "Une seconde vie" de Dermot Bolger, paru en 2012 chez Joëlle Losfeld. Cet écrivain, né en 1959, n'est pas très traduit en France. Seuls, deux romans ont franchi la frontière :  "Toute la famille sur la jetée du paradis" et "Une seconde vie", parus en Folio. Le personnage principal, Sean Blake, photographe de métier, frôle la mort dans un accident de voiture. Il en sort indemme, mais son coeur s'est arrêté de battre pendant quelques secondes. Le jeune homme, marié et père de deux enfants, découvre qu'il ressent un sentiment étrange dû à cette survie miraculeuse : "Comment pouvais-je expliquer que j'étais revenu à la vie différent de celui que j'avais été, désormais incapable de me focaliser sur la petite république d'amour que nous avions soigneusement construite". Conscient de vivre "une seconde vie", Sean Blake comprend qu'il a bâti son existence sur un mensonge. Il a été adopté peu après sa naissance par un couple qui lui a révélé la vérité quand il avait onze ans. Il a enfoui ce secret de famille qu'il n'a confié à personne. Il se met en quête de sa mère biologique, une obsession qui le hante. Son identité semble ébranler face à ce gouffre existentiel : qui était sa mère ? Pourquoi cet abandon ? Est-elle encore vivante ? La réponse se situe dans les chapitres consacrés à cette femme qui a toujours pensé à ce bébé, confié à un couvent tellement une naissance hors mariage s'apparentait à un crime. Toute sa famille dont un frère prêtre ne lui a jamais tendu la main. Cette mère va pourtant se marier et avoir des enfants mais, cet acte d'abandon lui assombrira sa vie par la honte et par le remords. L'écrivain dénonce la dureté extrême de cette époque où les femmes irlandaises devaient confier leur enfant "mal né" dans les bras des religieuses au nom de la  "respectabilité" imposée par l'Eglise. Sean Blake se plonge ainsi dans son passé trouble pour sauver son couple : "Comment lui dire que je lui mens depuis des années, qu'elle ne sait pas réellement qui je suis car je ne le sais pas réellement moi-même ?".  Ce roman sur la problématique de l'adoption rappelle les films, "The Magdalene Sisters" et "Philomena" car plusieurs milliers de jeunes filles ont subi cette tragédie intime. Le fils adoptif va-t-il retrouver sa mère biologique ? Il faut lire ce beau roman, très bien traduit, pour le savoir...  

lundi 27 janvier 2025

"Le Maître", Colm Toibin

Je poursuis avec un grand plaisir la lecture des romans de Colm Toibin, écrivain irlandais, lauréat du prix Femina l'an passé pour l'ensemble de son oeuvre. Comme il l'avait fait pour le grand écrivain allemand, Thomas Mann, dans une biographie romancée, "Le Magicien", paru en 2022, il avait déjà exploré l'univers de la création littéraire avec son "Maître", son modèle, Henry James (1843-1916). L'écrivain raconte cinq années d'Henry James de 1895 à 1899 à Londres. Sa pièce de théâtre, "Guy Domville" ne rencontre aucun succès auprès du public londonien. Par contre, la nouvelle pièce d'Oscar Wilde, est un triomphe. Henry James se console de son échec cuisant en voyageant en Irlande et en visitant des amis de la noblesse, installés dans ce pays. Colm Toibin s'arrête sur quelques événements majeurs dans la vie de l'écrivain américain. Sa soeur, Alice, une femme originale et fascinante, meurt jeune et cette mort a bouleversé son frère et sa famille. Il achète une maison dans la campagne anglaise pour vivre loin des mondanités urbaines, une vie calme, studieuse et concentrée au service de son imagination. Mais, il est perturbé par l'alcoolisme de son serviteur et il est contraint de renvoyer le couple. Henry James a perdu une amie chère avec laquelle il a vécu à Venise. Le destin tragique de cette femme de lettres qui se suicide a déclenché chez lui une mélancolie permanente. En Italie, le pays de son coeur, il fait la connaissance d'un sculpteur, Henrik Andersen, dont il tombe amoureux, un amour sans réciprocité et sans espoir. Son frère aîné, célèbre philosophe, William James, avec lequel il est en mauvais terme, vient lui rendre visite et enfin, a lieu leur réconciliation. Durant ces cinq années, Henry James compose trois de ses chefs d'oeuvre : "Ce que savait Maisie", "Le Tour d'écrou" et "Les Ambassadeurs". Au delà des anecdotes fondatrices de la personnalité d'Henry James, Colm Toibin interroge le mystère fabuleux de la création littéraire. Comment devient-on écrivain ? Comment vient l'inspiration ? La vie privée influence-t-elle l'élaboration psychique des personnages ? L'écrivain irlandais a déclaré que "Le Maître est devenu peu à peu un personnage, d'abord lointain. Un homme raffiné, plus très jeune, hanté par son passé, tout entier voué à son travail". Colm Toibin rend un hommage profond et sensible à Henry James, ce géant de la littérature universelle. La complicité évidente d'un cadet pour un aîné, d'un "élève" pour un "maître" donne au roman biographique une touche subtile et délicate. Et le Roi James conserve tout son mystère, son "aura" même après avoir refermé les pages de ce roman envoûtant. 

jeudi 23 janvier 2025

"Ne jamais arriver. Le voyage d'Ovide"", Béatrice Commengé

 J'ai reçu le mois dernier un beau cadeau d'une amie de l'Atelier Littérature : le roman de Béatrice Commengé, "Ne jamais arriver. Le voyage d'Ovide", paru chez Verdier en 2024. Comme j'aime tout particulièrement l'Antiquité greco-romaine, j'ai évidemment lu avec beaucoup d'intérêt ce texte-hommage au poète latin, Ovide, l'auteur des "Métamorphoses" et de "L'art d'aimer". Né en 43 av. J.-C. à Sulmone et mort en 18 ap. J.-C. à Tomis, l'actuelle Constantza sur les bords de la Mer Noire en Roumanie, le poète est le personnage principal de ce roman atypique et original. Pendant le temps immobile de la période Covid, la narratrice se met à rêver d'une île lointaine, celle d'un lieu parfait, couverte de végétation, portant le nom d'Ovide, "Insila Invidiu". Comme chez Proust, le nom de l'île mobilise son esprit fantasque et elle veut absolument connaître l'endroit improbable où le poète est mort. Alors, elle prépare ce voyage avec précision pour le mois de mars 2020 mais cette date tombe très mal car le gouvernement de l'époque assigne tous les citoyens et toutes les citoyennes à rester chez eux comme le fut Ovide, deux mille ans avant. Ovide a évoqué son exil en regrettant son pays natal, ses vignes et ses oliviers, ses champs, ses rivières. Dans son exil, il ne voit que "vent et glace, terre sans fruit, campagnes nues sans verdure et sans arbres". L'écrivaine partage avec un sentiment nostalgique, l'exil obligatoire sans espoir de retour de son poète : "Etre ailleurs, c'est se trouver en un lieu où le monde d'avant est inatteignable". Elle attend ce voyage pendant deux ans dans un esprit d'exaltation : pendant tous ces mois de covid, ce projet la porte, l'exalte. Ses rêveries vers cet île lointaine la précipitent dans son passé comme la traversée d'Alger à Marseille ou son premier voyage à Rome. Ce projet "ovidien" l'embarque vers des horizons imaginaires grâce à l'écriture. Le voyage se concrétise enfin en mars 2023 et la narratrice précipite son escapade en une semaine en raccourcissant les étapes : "C'était mon choix, le choix d'illustrer ce gigantesque bouleversement du glissement des heures sur les paysages". Le périple, digne d'Homère, passe par Rome en suivant la via Appia, puis de l'Adriatique à la mer Ionienne sur le ferry Brindisi-Patras, en traversant la Grèce, la Bulgarie jusqu'à Constantza. Elle écrit : "Garder toujours à l'esprit que, lorsque Ovide pleurait à Tomis, un million d'hommes et de femmes vivaient à Rome, et la terre tout entière comptait seulement 170 millions d'habitants". L'île paradisiaque se transforme alors en un lieu inatteignable car, en mars, aucun bateau ne fait la liaison pour visiter l'île. Au fond, le titre du texte prend tout son sens : "ne jamais arriver". Ce récit illustre la quintessence de la rêverie littéraire, ce que j'apprécie beaucoup. Après avoir lu ce livre tellement hors du temps, je vais enfin redécouvrir Ovide ! 

mercredi 22 janvier 2025

Atelier Littérature, les coups de coeur

 Mylène a démarré la séquence "coups de coeur" avec un roman d'Alice McDermott, "Absolution", paru à La Table ronde en 2024. En 1963, lors de la guerre du Vietnam, Patricia, jeune irlando-américaine, rencontre Charlène, mére de trois enfants dont la petite Rainey. Cette petite fille lui montre sa Barbie avec ses divers costumes mais il lui en manque un, le "ao dai" que Lilly, l'employée de maison, lui confectionne. Charlène s'inspire de ce projet pour collecter des fonds afin de créer une Barbie saïgonnaise. Patricia se lie d'amitié avec Charlène, une femme généreuse et charismatique, pilier de la communauté américaine à Saigon. Soixante ans plus tard, Patricia, désormais veuve, raconte à Rainey cette période de son passé et sa fascination pour cette amie idéale. Mylène a beaucoup aimé ce roman qui raconte le rôle des femmes expatriées dans un pays en guerre et l'amitié entre ces deux femmes si différentes. Régine a présenté le roman de Sandrine Collette, "Madelaine avant l'aube", prix Goncourt des Lycéens, paru chez Lattès. Pas d'indication de temps, ni de lieu dans ce texte. Des familles pauvres travaillent une terre avare dans un hameau, "Les Montées" où vivent des jumelles Ambre et Aelis. Un jour, surgit Madelaine, une fillette affamée et sauvage, sortie de la forêt. Elle est adoptée par le hameau, ravi de l'accueillir. Mais, Madelaine, passionnée et courageuse, couve en elle la flamme de la révolte. Un critique a composé une critique dythirambique : "Sandrine Collette questionne l'ordre des choses, sonde l'instinct de révolte, et nous offre, servie par une écriture éblouissante, une ode aux liens familiaux". Comme je n'ai recueilli que deux coups de coeur, fait rare tout de même, Mylène a évoqué un deuxième coup de coeur sur un sujet d'actualité concernant la fin de vie. Il s'agit de l'ouvrage, "L'éclaireuse, entretiens avec Marie de Hennezel", paru chez Actes sud en 2024. Psychologue clinicienne, spécialiste du bien vieillir et pionnière des soins palliatifs, elle revient sur son parcours hors norme, ses rencontres, ses choix de vie, ses doutes et ses convictions. Un livre indispensable sur ce sujet délicat et douloureux. Le manque de coups de coeur s'explique par le nombre des absentes de janvier et peut-être aussi par l'époque festive de Noël... 

lundi 20 janvier 2025

Atelier Littérature, 2

 J'ai demandé aux lectrices présentes ce jeudi de choisir leur livre préféré de l'année 2024. J'avais établi mon propre palmarès dans ce blog en évoquant mes dix romans qui m'avait marquée. J'étais curieuse d'appliquer ce jeu littéraire à l'ensemble des lectrices amies. Régine a démarré avec "La petite menteuse" de Pascale Robert-Diard, disponible en Livre de Poche. Une jeune adolescente, Lisa, mal dans sa peau, se sent harcelée par les garçons. Un jour, elle accuse un homme de l'avoir violée. Cet homme s'appelle Marco, un ouvrier venu faire des travaux chez ses parents. Malgré sa déclaration d'innoncence, il est condamné à dix ans de prison. Mais, à l'heure de Metoo, la jeune Lisa a-t-elle dit la vérité ? Ce thriller pyschologique, écrit par la chroniqueuse juridique du Monde, se lit avec beaucoup d'intérêt et on découvre les terribles conséquences d'un mensonge qui entraîne un engrenage mortifère. Régine nous a communiqué son enthousiasme pour découvrir ce livre. Mylène a évoqué son choix : "Lire Lolita à Téhéran" de Azar Nafisi, édité chez Zulma. Après avoir refusé de porter le voile, Azar Nafisi doit quitter l'université de Téhéran. Elle décide de réunir sept de ses étudiantes pour des cours clandestins dans son salon. Ces jeunes femmes vont débattre de Nabokov mais aussi de Fitzgerald, de Jane Austen. Elles découvrent alors le pouvoir de la littérature comme "arme de résistance et gage de liberté". Geneviève a présenté "L'or des rivières" de Françoise Chandernagor, paru chez Gallimard. Ce récit autobiographique a donc enchanté notre amie lectrice car l'écrivaine raconte son enfance dans une région de rivières sauvages et de vallées sombres. Une enfance auprès d'un grand-père maçon dans un hameau, "une île, hors du temps, son île battue des vents, où, longtemps, on n'arrivait qu'à pied". Ce récit est un éloge des provinces souvent méprisées et la Creuse est devenue alors le "paradis perdu" de la narratrice. Odile et Véronique ont unanimement préféré "Les yeux de Mona" de Thomas Schlesser. Un grand-père, un homme érudit et fantasque, initie sa petite fille à l'art en lui montrant des tableaux du Louvre mais aussi des sculptures. Un ode à la beauté et à la sagesse. Un livre au succès planétaire. Odile a évoqué le grand roman de Paul Auster, "4 3 2 1", une lecture qui l'a beaucoup marquée. Ce roman total conte l'histoire d'un personnage unique avec quatre destions différents. Une entreprise littéraire surdimensionnée avec ses 1216 pages. Un ouvrage à emporter pendant de longues vacances... Il manque à ce palmarès quelques titres car, en ce mois de janvier, quelques amies lectrices étaient absentes. Je leur demanderai dans le prochain atelier de février leur choix. 

jeudi 16 janvier 2025

Atelier Littérature, 1

 Nous nous sommes retrouvées ce jeudi après-midi à la Base pour évoquer la liste sur Paris et sur les coups de coeur. J'avais demandé à chacune d'entre elles leur choix d'un roman qu'elles ont particulièrement aimé en 2024 et j'en parlerai dans ce blog. Nous avons commencé par Paris, notre capitale que les écrivains et écrivaines ont souvent décrit dans leurs romans. Odile et Geneviève ont démarré la séquence avec le roman de Laurent Gaudé, "Paris, mille vies", paru chez Actes sud en 2023. Elles ont trouvé la lecture de ce texte agréable. Le narrateur est apostrophé par un homme agité qui lui pose la question, "Qui es-tu, toi ?". Guidé par cet ombre errante, il se promène dans les rues de Paris où les époques se mêlent. Il écrit "Je crois que je suis le veilleur de la ville. Je n'ai rien d'autre à faire que déambuler dans ses rues comme un gardien attentif. Paris veut sa bouche. Elle a faim de mots. Trop de vies s'entassent en elle. Il faut les dire". Un défilé d'événements et de célébrités littéraires hante les pages de ce livre-éloge : la Division Leclerc, Victor Hugo, la Commune, Artaud et tant de fantômes du passé parisien. Laurent Gaudé chante ses mille vies qui accompagnent le narrateur. Un récit sur Paris à découvrir. Véronique a lu "Notre-Dame de Paris", le roman de Victor Hugo, paru en 1831. Tout le monde connaît l'amour absolu de Quasimodo, sonneur de cloches de la cathédrale, pour Esmeralda, une danseuse bohémienne. Il se passe beaucoup d'événements dans ce roman foisonnant et romantique qu'il serait intéressant de relire. Odile a lu et beaucoup apprécié "L'Oeuvre" d'Emile Zola, paru en 1886. J'ai évoqué dans ce blog le roman d'Emile Zola dont le malheureux héros, Claude Lantier, est obsédé par la notion d'oeuvre unique et finira par sombrer dans le désespoir et la mort. Un classique à redécouvrir sans tarder. Régine a très bien presenté "Paris vu et vécu par les écrivains" de Françoise Besse, paru en 2016. Ce beau livre bilingue pourrait servir de guide culturel pour découvrir la dimension littéraire de notre capitale. Régine nous a lu quelques anecdotes sur certains d'entre eux dont Céline et Henri Calet. Paris, un lieu essentiel d'inspiration pour tous nos écrivains et écrivaines de Balzac à Proust, de Nerval à Colette, de Prévert à Modiano et tant d'autres amoureux de la ville. (La suite, demain)