Ce jeudi 19 mai, malgré quelques absentes, nous étions réunies dans la salle Liberté de la Maison de Quartier du Centre Ville autour des livres et de la littérature. Cette rencontre mensuelle de mai, l'avant-dernière de la saison 2021-2022, avait pour objectif d'évoquer quelques coups de cœur après les commentaires sur la liste donnée en avril sur le thème de la rupture dans les romans. Odile a présenté "Alexis ou le traité du vain combat" de Marguerite Yourcenar. Cette lecture l'a touchée à cause de la souffrance d'Alexis. Celui-ci, musicien, s'est marié un peu par devoir avec Monique. Il lui écrit une longue missive pour lui annoncer sa rupture. Il ne veut plus vivre dans le mensonge et choisit sa liberté pour devenir ce qu'il est, un homme qui préfère les hommes. A cette époque, l'homosexualité dans les années 30, était très mal acceptée par la société et cet acte d'émancipation le condamne aussi à la solitude. Odile a noté le style magnifique de Marguerite Yourcenar et ce roman assez court n'a pas pris de ride. Danièle a beaucoup aimé "L'agent secret" de Philippe Sollers. Un régal de lecture : "Dans la maison, tous les matins, je laisse Richter jouer Haydn, on pourrait l'écouter sans cesse, ré mineur, concert public de Mantoue, notes vives et détachées. J'aime le futur immédiat, je ne crains pas la répétition, jeu enfantin, cercle qui ne va nulle part, on écrit toujours pour une voix disait Beckett, pas de voix, pas de notes, ni de mots. Le bonheur est possible. Je répète. Le bonheur est possible". Danièle a aimé le côté solaire de Sollers, ses confidences intimes, ses amours et ses voyages, ses goûts culturels. Un homme du XVIIIe, égaré dans notre siècle mais toujours convaincu que la vie rime avec la joie. J'ai intégré, dans ma bibliographie, cet écrivain français souvent critiqué, parfois détesté mais aussi admiré car il me semblait correspondre avec le thème de la rupture : rupture avec le conformisme ambiant, rupture avec la société bien pensante. Une ode de la liberté individuelle absolue et une position unique dans le panorama littéraire contemporain, une sorte "d'agent secret" de la vie. Annette et Odile ont lu "L'Etrangère" de Sandor Marai. Ce roman d'une finesse psychologique troublante raconte la déchéance d'un homme qui vit une rupture incompréhensible avec son épouse, sa famille et même sa maîtresse. Il va même aller jusqu'au bout de son rejet radical de son existence en tuant une femme qu'il rencontre par hasard dans l'hôtel, une "étrangère". Une forme de suicide d'un antihéros qui n'attire pas l'empathie des lecteurs et des lectrices. Annette a bien apprécié ce roman "Mitteleuropa" alors qu'Odile a préféré d'autres œuvres très attachantes de cet écrivain passionnant, un Stefan Zweig de Hongrie.
des critiques de livres, des romans, des moments de lectures, des idées de lecture, lecture-partage, lecture-rencontre, lectures
vendredi 27 mai 2022
jeudi 26 mai 2022
La Bretagne, "Composition française"
Quand je pars dans un pays ou dans une région, je glisse dans mon sac un livre correspondant à l'ambiance de mon escapade. Pour la Bretagne, j'ai choisi "Composition française" de Mona Ozouf. Le sous-titre s'intitule "Retour sur une enfance bretonne". Paru en 2009 chez Gallimard, cet essai sur les identités bretonne et française pose le problème délicat de la cohabitation symbolique entre la religion et la république, les coutumes et la modernité, l'imaginaire celtique et la laïcité française. L'historienne se saisit de son histoire familiale pour décrire cette double culture. Sa grand-mère l'a élevée dans la langue bretonne : "L'identité bretonne, incarnée pour moi à la maison, par la personne de ma grand-mère et quotidiennement vécue à ses côtés, était aussi lue, apprise, voulue". Son père, Yann Sohier, qu'elle perd trop tôt à l'âge de quatre ans est un intellectuel militant de la cause bretonne. Mona Ozouf raconte ses lectures en breton dans la bibliothèque familiale. Elle décrit son parcours scolaire exemplaire de l'école communale de Plouha au collège de Saint-Brieuc jusqu'à l'hypokhâgne de Rennes. Sa professeur de français en troisième s'appelle Madame Guilloux, l'épouse de l'écrivain Louis Guilloux. Sa grand-mère symbolise ses racines bretonnes et sa mère, institutrice de métier, l'intègre dans la culture française. A 21 ans, elle adhère au Parti communiste comme beaucoup d'intellectuels de son époque. Mona Ozouf évoque les trois identités sur lesquelles elle a construit sa personnalité, sa vocation d'historienne : la maison, l'école et l'église. Comment cohabiter en soi avec ses trois mondes qui ne s'accordent pas toujours ? La maison parlait breton, l'école parlait français, et l'église contredisait les deux précédentes. Lire cet essai pendant mon séjour en Bretagne m'a bien fait comprendre le pays que je traversais. Tous les panneaux de signalisation comportaient la traduction en breton des villages et des villes. Les bateaux arborent le drapeau breton. Je vis cette double identité au Pays basque où langue et coutumes imprègnent le paysage de mon pays natal. Je ne me sentais pas du tout en terre étrangère mais dans un bout de France à l'identité bien ancrée dans un territoire. Conserver une langue natale d'origine celtique ou la langue basque à l'origine inconnue me semble une richesse culturelle évidente. Mona Ozouf a bénéficié de cette chance auprès de sa grand-mère, un trésor linguistique à perpétuer comme notre si belle langue, le français pour tous et pour toutes. J'ai surtout apprécié la partie de son enfance et de sa formation intellectuelle. Les commentaires sur la Révolution française sont plus difficiles à suivre. Il faut découvrir cette autobiographie dense et superbe d'une très grande historienne dont l'humilité et l'humanité ne laissent aucun doute.
mercredi 25 mai 2022
La Bretagne, le musée du Livre et des Lettres-Henri Pollès
Le troisième étage des Champs-Libres m'a réservé une très bonne surprise qui ne pouvait que ravir la passionnée de livres que je suis. Ce Musée du Livre et des Lettres concerne l'écrivain-bibliophile, Henri Pollès (1909-1986), né à Tréguier. Dès l'âge de dix ans, le jeune Henri commence à écrire des poèmes. Il poursuit des études à Paris et obtient sa licence de philosophie. Son premier roman, "Sophie de Tréguier" est unanimement salué par la critique en 1933. Il s'engage dans le débat politique et le journalisme, rencontre Jean Guéhenno et André Malraux. En 1945, il devient courtier en librairie, son second métier pour gagner sa vie. Ses romans ne suffisent pas pour le nourrir et il rate à plusieurs reprises le prix Goncourt. En 1956, il raconte avec humour ses déconvenues littéraires dans "Journal d'un raté". Seul, le roman, "Sur le fleuve tranquille vient parfois un beau navire" sera primé par l'Académie française. Mais, peut-être le plus original de son œuvre littéraire réside dans sa passion de la collection. Il possédait plus de 30 000 livres qu'il stockait dans sa maison de la région parisienne. Ce noble négoce a pris des proportions invraisemblables dans sa résidence où tous les pièces de la maison étaient littéralement envahies par le papier. Le musée d'Henri Pollès reconstitue ces bibliothèques transformées en sculptures vivantes. Il adorait "palper, caresser les livres, ces véhicules de lumière, de conscience, d'enchantement" qu'il achète "jusqu'à son dernier billet". Le libraire-collectionneur ne peut vivre qu'entouré de livres, de milliers de livres reliés car avait une folie particulière pour la reliure. En 2006, la ville de Rennes reçoit l'héritage livresque de l'écrivain et s'engage à ouvrir un musée du Livre et des Lettres pour honorer sa mémoire et son amour des livres. La reconstitution de ses bibliothèques n'est qu'un décor avec beaucoup de couvertures, d'emboîtages vides, de reliures et d'objets divers. Ce bric-à-brac m'a fascinée et chaque fois que j'avançais dans ma visite, de la salle de bain à la chambre, du bureau au couloir, j'essayais de lire chaque titre et de reconnaître les écrivains préférés d'Henri Pollès. Cette prolifération insensée des livres, des objets liés à l'écriture, des portraits d'écrivains, des citations, des meubles d'art nouveau constituent une formidable célébration de la littérature. Une œuvre d'art, ce Musée des Livres et des Lettres, un cabinet de curiosités du XXe siècle, unique en son genre. Un régal pour l'esprit et le meilleur souvenir que je retiens de Rennes !
mardi 24 mai 2022
La Bretagne, Rennes
Mon escapade bretonne s'est terminée à Rennes, une ville que j'ai découvert avec plaisir. J'étais encore en bord de mer dans ma tête, de Saint-Malo à Roscoff, et je me retrouvais entre les murs d'une ville sans la mer à l'horizon. Cela manquait de charme et d'attrait. J'ai tout de même remarqué les maisons à colombage dans les rues du centre, le Parc Thabor, les places dont celle où se situent la mairie, le Parlement de Bretagne et l'Opéra. Cette métropole attire beaucoup d'étudiants (plus de 60 000) et cette présence anime et dynamise la ville. Les terrasses des bars et des restaurants débordaient de consommateurs et je ressentais une énergie qui circulait dans les veines de la ville. Sur le plan culturel, j'ai visité le Musée des Beaux Arts, installé dans l'ancienne université qui conservent les œuvres saisies provenant des confiscations révolutionnaires en 1794. J'ai apprécié de revoir un Véronèse et un Bassano. La collection des peintres français présente quelques pépites rares comme des magnifiques natures mortes de Lubin Baugin et de Chardin, une Madeleine émouvante de Philippe de Champaigne et surtout le "Nouveau Né" de Georges de La Tour. Le XIXe est aussi bien représenté avec Corot, Boudin, Jongkind, Caillebotte, les Nabis et le XXe avec Picasso, Soulages, Kupka (très rare) Aurélie Nemours et Geneviève Asse. Un cabinet de curiosités entièrement reconstitué du Marquis de Robien se visite aussi avec intérêt. J'ai découvert le secteur archéologique avec de beaux vases grecs et une collection d'objets égyptiens. Après ma déambulation de deux heures dans ce beau musée de province, j'ai passé ma fin d'après-midi dans le célèbre complexe des Champs-Libres, un lieu de vie culturel incontournable qui regroupe trois institutions remarquables : le musée de Bretagne, l'espace des sciences et la Bibliothèque métropolitaine. Ouvert en 2006, ce nouvel équipement a été conçu par Christian de Portzamparc. Dès que je suis entrée dans le hall, j'ai ressenti l'impression "Beaubourg" à Paris, un espace hybride multiculturel et diversifié. Les informations du site officiel utilisent l'écriture inclusive un peu disgracieuse à mes yeux. Rencontres, expositions temporaires, lecture, musique, planétarium, bar. Un lieu de vie essentiel pour la culture à Rennes. J'ai donc parcouru le musée de Bretagne très pédagogique. J'ai vu une exposition d'une photographe, Madeleine de Sinty, qui a observé avec tendresse une France rurale disparue dans un village où la communauté était soudée par ses rituels et ses fêtes. J'ai arpenté la Bibliothèque sur trois étages, lumineuse et chaleureuse avec sa vue sur la ville, ses secteurs multimédia dont celui des enfants particulièrement ludique. Les Rennais et Rennaises me semblent bien favorisés avec ces Champs-Libres. Et au dernier étage, le musée du livre d'Henri Pollès... J'en parlerai demain. .
lundi 23 mai 2022
La Bretagne, du Cairn de Barnenez à Roscoff
Le Cairn de Barnenez, situé sur la commune de Plouezoc'h dans le Finistère, est un monument mégalithique du Néolithique, long de 75 mètres, constitué de pierres sèches formant onze dolmens à couloir. André Malraux le qualifiait de Parthénon des Bretons ! Ces tombes datent de 4 500 ans à 3 500 ans avant Jésus-Christ et cette datation correspond à la sédentarisation de l'homme éleveur-agriculteur. Ce site découvert en 1850 n'a été vraiment entretenu qu'en 1968 et porte le label de monument national. Les onze chambres funéraires à couloirs ne se visitent pas mais il suffit de voir cet édifice pour éprouver ce sentiment d'admiration quand une telle trace préhistorique, la première trace de notre humanité qui enterrait ses morts, se présente sous nos yeux ébahis. Ce colosse minéral a demandé des centaines de milliers d'heures de travail pour ces hommes et ces femmes (pourquoi pas ?) qui ont participé à charrier ces millions de pierres plates les associant évidemment sans l'aide de mortier. Un musée attenant explique l'importance historique du Cairn avec un talent pédagogique certain. Cette visite au sein d'une colline "enchantée" restera aussi une de mes meilleures découvertes de la semaine. J'ai terminé ma journée à Roscoff, un ancien havre de corsaires et de contrebandiers, d'où partirent les Johnnies vendre leurs oignons rosés. La cité a conservé jalousement son patrimoine architectural des XVIe et XVIIe siècles. Son port en eau profonde assure la liaison en ferry avec les îles Britanniques. En me baladant dans le centre ville ancien, j'ai remarqué la présence de la Faculté des sciences et ingénierie de Sorbonne Université car la station balnéaire possède une diversité biologique propre à des écosystèmes d'algues. La ville a aussi inventé la notion de thalassothérapie en 1899. Face à Roscoff, l'île de Batz se profile nettement mais je n'ai pas eu le temps de la visiter. J'avais loué une chambre en bord de mer pour profiter de ma dernière journée avant de partir à Rennes pour terminer ma semaine bretonne. J'ai savouré dans la soirée un coucher de soleil fabuleux en me baladant sur l'estran et au matin, j'ai ramassé quelques coquillages pour rapporter ces merveilleux objets marins à Chambéry. Dans ma pause marine à Roscoff, j'ai pratiqué le mode de vie de l'écureuil : mes provisions ressemblaient à des paysages de l'estran, d'un soleil rougeoyant, de rochers, de bateaux de pêche, de sable et d'algues avec, en toile de fond, un calme appréciable. Une belle brassée d'images, d'odeurs, de sensations à la mode bretonne. Un grand bol d'air dans une ambiance sereine et tranquille... Roscoff, une étape incontournable. J'avais envie de rester quelques jours dans ce coin de France protégé et sauvegardé. Certaines populations résistent à la bétonisation, fait remarquable et rassurant. Pourvu que cela dure...
vendredi 20 mai 2022
La Bretagne, de l'archipel des Sept îles au Cairn de Barnenez
En face de Perros-Guirec, l'archipel des 7 îles se visite en bateau pendant deux bonnes heures : île Rouzic, île Malban, île Bono, île aux Moines, île Plate, les Costans, les Cerfs. Site naturel protégé depuis 1912, il a été classé Réserve Naturelle en 1976. J'ai découvert sur le tard mon amitié pour les oiseaux marins. Les mouettes me plaisent beaucoup et heureusement je les vois au lac du Bourget régulièrement. Elles ont un effet d'allégement en moi quand j'observe leur vol planant. Quand le bateau s'est approché de la première île, j'étais ébahie d'assister à un spectacle inouï : des milliers de fous de Bassan, des centaines de macareux-moines, des cormorans huppés, des goélands marins dans un chahut de cris perçants ! Une guide ornithologue racontait l'épopée de cette faune qui cohabitait sans se faire la guerre. La jeune femme très passionnée par son sujet dénombrait plus de 25 000 couples de fous de Bassan sur cet îlot taché de blanc et d'ocre. Autour de moi, un fou de Bassan transportait dans son bec une algue pour rendre son nid plus confortable. Cette valse de volatiles dans l'air procurait à tous les passagers dont pas mal d'enfants une euphorie naturelle venue de notre enfance profonde. Quand la guide nous a montré des phoques sur un rocher, je n'arrivais pas à les distinguer du rocher sur lequel ils paressaient. Un de ces animaux marins a plongé et je les ai enfin reconnus. Je me croyais au fin fond de la Patagonie... Je n'ai pas du tout l'habitude de visiter de tels lieux, étant plus habituée aux musées qu'aux espaces naturels. Mais en Bretagne, une dénommée Mère Nature, se surpasse dans l'archipel des 7 îles ! Une balade dans ce parc ornithologique, un des plus grands d'Europe, demeurera un de mes meilleurs souvenirs du séjour. En revenant vers le débarcadère, j'ai longé avec le bateau la célébrissime Côte de Granit rose avec ses rochers monumentaux qui s'entassent les uns sur les autres comme un jeu de cubes. En observant ces pierres, j'ai remarqué des silhouettes amusantes comme une tortue, un visage renfrogné, une casquette, un requin, etc. La lumière du matin éclairait d'une lueur douce ces fabuleux rochers caméléons. J'ai quitté avec une nostalgie certaine ce décor naturel somptueux pour découvrir dans l'après-midi le Cairn de Barnenez sur ma route pour Roscoff.
jeudi 19 mai 2022
La Bretagne, de l'île de Bréhat à Perros-Guirec
Après l'Abbaye de Beauport, j'ai pris la direction de la pointe de l'Arcouest pour visiter l'île de Bréhat. Tout est bien organisé pour prendre le bateau-navette (parking pour les voitures) et j'ai opté pour un tour de l'île et une pause dans le petit port. La traversée ne dure que dix minutes mais contourner l'île permet une vision quasi paradisiaque de cet îlot préservé où Colette et Max Jacob passaient leurs vacances ! Un pont, édifié par Vauban en 1694, relie le Nord et le Sud et Bréhat se visite en vélo et à pied. Le phare du Paon au Nord de l'île se voyait bien du bateau. Longue de 3,5 kilomètres et large de 1,5 kilomètres, la flore (hortensias, camélias, aloès, mimosas, agapanthes) bénéficie d'un climat favorable favorisé par le Gulf Stream. Comme j'avais un programme trop gourmand, je n'ai pas loué un vélo pour découvrir l'île mais le tour en bateau m'a bien montrée son charme suranné, le calme palpable sans les voitures, l'authenticité de l'esprit breton même si quelques boutiques assez discrètes pour touristes, proches du débarcadère, semblent inévitables. Il vaut mieux fuir Bréhat l'été car elle est victime de son succès. J'ai poursuivi mon périple en m'arrêtant à Tréguier, une "cité de caractère" selon les guides où est né Ernest Renan (1823-1892), philosophe, écrivain, philologue et historien. Je voulais visiter sa maison natale mais en arrivant devant la porte, je suis tombée sur un panneau me signifiant sa fermeture pour travaux ! Sa maison en pans de bois du XVIe se distingue des autres par sa dénomination "maison des illustres". Cette petite ville à ruelles pentues, à manoirs de granit, possède une belle cathédrale avec un cloître et a été marquée par une empreinte religieuse très forte. Arrivée à Perros-Guirec, ma chambre d'hôtel donnait sur le port de plaisance. La vocation touristique de la station balnéaire remonte à 1890 et s'étale sur quinze kilomètres. De belles propriétés du début du XXe se situent sur les collines environnantes dominant la mer. Je me suis baladée sur la plage de Trestraou où j'ai remarqué l'absence totale de baigneurs... Il vaut mieux ramasser des coquillages que de mettre un doigt de pied dans l'eau. Le soir, j'ai admiré un coucher de soleil qui illuminait le port de plaisance.