Dans le cadre de l'Atelier Littérature de janvier sur des romans "musicaux", j'ai lu le roman de Donna Leon, "Les Joyaux du Paradis", publié dans la collection Points du Seuil. Je connaissais évidemment Donna Léon, cette écrivaine américaine devenue vénitienne depuis trente ans. Ce thriller particulier ne concerne pas le célèbrissime commissaire Brunetti dans ses multiples enquêtes (33 !). Dans cet ouvrage, une femme enquêtrice apparaît et se nomme Catarina Pellegrini, musicologue, originaire de Venise. Professeur à Manchester, elle décide de postuler dans sa ville natale pour un emploi temporaire mais plus adapté à sa formation. Un responsable d'une fondation musicale lui confie une mission : trouver dans les archives d'un musicien italien du XVIIIe, Agostino Steffani, un testament. En effet, deux cousins, des prétendus descendants, revendiquent cet héritage. Ces deux individus montrent surtout une voracité, er non une curiosité à l'égard de leur ancêtre commun, concernant la vente de partitions originales et inédites qui peuvent avoir une grande valeur marchande. La musique ne les passionne en aucun cas. Une secrétaire et le responsable de la fondation acceuillent Catarina et commence alors l'exploration des deux malles remplies d'archives. La narratrice relate ses recherches, tout en révèlant la vie assez agitée de ce musicien baroque. Elle utilise aussi les ressources patrimoniales de la très belle bibliothèque de la place San Marco, la "Marciana". Agostina Steffani s'était exilé en Allemagne où il menait des missions cruciales auprès des cours allemandes pour le Saint-Siège à Rome. Plus Catarina avance dans la connaissance des archives, plus elle se demande si ce musicien aurait trempé dans une affaire de meurtre. Et cet avocat, Maitre Moretti, cet homme affable et bien éduqué, son employeur, quel rôle joue-t-il dans cette enquête ? Lire ce roman policier procure le plaisir surtout de se retrouver dans la plus belle ville du monde, unique dans son genre, ancrée dans son passé glorieux où la musique, la peinture, l'art ont sculpté cette merveille de pierre et d'eau. Je suivais Catarina dans les rues de Venise, chez ses parents, dans la bibliothèque, dans ses petirs restaurants. Donna Léon manie aussi l'humour et surtout, adore cette cité plus que millénaire. Ub thriller original sur un musicien de génie et une ballade réjouissante dans une ville de rêve. En lisant ce roman, j'écoutais les belles cantates de Steffani et son opéra, "Niobé". Pour voyager en plein hiver, partons avec Donna Leon !
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